Conférenciers vedette
2026 Conférence plénière
Le programme étant en cours de développement, nous aurons d’autres informations à partager, revenez souvent pour vous tenir au courant.

Allocution de la présidente , jeudi 4 juin de 9 h à 9 h 55
Titre : Including Students in Success: How Inclusive Climates Could Lead to a More Diverse Profession
Il existe un large consensus sur le fait que la profession de psychologue devrait s’efforcer de devenir plus diversifiée afin d’être plus représentative des personnes que les psychologues accompagnent. Mais comment y parvenir? Nous pensons qu’il est important, dans un premier temps, de s’assurer que les étudiants confrontés à des obstacles au premier cycle reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour poursuivre leurs études au niveau du deuxième cycle et, à terme, exercer la profession. Au cours de cette présentation, nous expliquerons comment la création d’un climat inclusif au niveau du premier cycle universitaire peut renforcer le sentiment d’appartenance et la réussite des étudiants, et comment cette approche peut être transposée à la formation des diplômés et à la profession de psychologue en général. Nous présenterons brièvement les recherches que nous avons menées pour soutenir les étudiants de première année du premier cycle, et expliquerons en quoi cela contribue à réduire le décrochage scolaire à mesure que les étudiants avancent dans leurs études. Nous fournirons également des recommandations visant à aider les programmes d’études supérieures et la profession à favoriser la rétention, la persévérance et la réussite des étudiants.
Steven M. Smith, PhD, CPA President 2025-2026; Professor of Psychology Saint Mary’s University, Halifax, NS
Le Dr Smith est professeur de psychologie à l’Université Saint Mary’s (SMU), où il a occupé une série de postes de plus en plus élevés, notamment celui de doyen associé, puis de doyen de la faculté des sciences de la SMU. Il a ensuite occupé le poste de vice-président associé chargé de la gestion des inscriptions et de registraire d’université par intérim, fonction dans le cadre de laquelle il a mis en œuvre des programmes axés sur la persévérance scolaire et la réussite des étudiants. Il a travaillé avec plusieurs conseils d’administration et est habitué à traiter des questions de politique et de gouvernance. Chercheur actif, le Dr Smith mène des projets dans le domaine de la promotion de la santé, de la réussite scolaire et de la psychologie légale.
Tom Brophy, MEd, AVP Student Affairs and Services, SMU
Tom Brophy travaille dans le domaine des affaires et services aux étudiants depuis plus de vingt-cinq ans. Il a également été gestionnaire du recrutement pour la Commission de la fonction publique provinciale et conseiller spécial en politiques auprès du ministre de la Santé et des Services communautaires à Terre-Neuve.
Tom occupe actuellement le poste de vice‑président associé aux affaires et services aux étudiants à l’Université Saint Mary’s et est président de l’Atlantic Association of College and University Student Services (AACUSS). Il est un praticien‑chercheur actif, réalisant des recherches à l’échelle provinciale, nationale et internationale, qui ont donné lieu à de nombreux articles publiés dans des revues à comité de lecture, ainsi qu’à la publication récente de la monographie intitulée « The Evolving Landscape of Post-secondary Student Transitions in Canada: Striving for Best Practices ».
Tom est titulaire d’un baccalauréat en éducation et d’une maîtrise en éducation de l’Université Memorial de Terre-Neuve.
Katelynn Carter-Rogers, PhD, Assistant Professor, St. FX
La Dre Katelynn Carter-Rogers est professeure adjointe en commerce autochtone à la Gerald Schwartz School of Business de l’Université St. Francis Xavier. Chercheuse Michif, elle possède plus de dix ans d’expérience en tant que chercheuse en sciences sociales et consultante, spécialisée en statistiques avancées, conception de recherche, mesure des attitudes et réussite étudiante.
Son programme de recherche se concentre sur l’identification et la suppression des obstacles à l’inclusion au sein des organisations et des institutions, dans le but de donner du pouvoir aux populations vulnérables. En intégrant les méthodologies autochtones aux sciences sociales, elle fait le lien entre l’expérience vécue et la recherche académique afin de concevoir et d’évaluer des interventions qui favorisent des transitions réussies et des pratiques organisationnelles inclusives.
Hailey Forbes, fourth-year Forensic Psychology student at SMU
Hailey Forbes est une étudiante de quatrième année en psychologie médico-légale à l’Université Saint Mary’s (SMU) à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Hailey entamera sa cinquième année et complétera son baccalauréat spécialisé en psychologie médico-légale au cours de l’année universitaire 2026-2027 sous la supervision de la Dre Skye Stephens.
Au cours de ses études à la SMU, Hailey s’est grandement impliquée dans la communauté universitaire, occupant divers rôles. Elle est actuellement présidente de la Société de psychologie de la SMU, ainsi que coach de réussite par les pairs pour l’accessibilité au Centre de réussite étudiante (SSC) pour une deuxième année consécutive. De plus, elle a travaillé comme éducatrice pair dans le cadre de l’initiative de prévention de la violence sexuelle et a été bénévole en tant qu’assistante de recherche dans le laboratoire de la Dre Skye Stephens. L’an dernier, son leadership a été reconnu par le Prix de reconnaissance du leadership étudiant, décerné seulement à quelques étudiants chaque année.
Au-delà de son engagement académique, Hailey travaille comme photographe d’événements en direct et assumera un nouveau rôle au SSC en tant que coordonnatrice des médias. Pendant ses étés, elle fait du bénévolat auprès de Camp Triumph, un camp destiné aux enfants touchés par une maladie chronique ou un handicap au sein de leur famille. À l’avenir, Hailey prévoit poursuivre une maîtrise en psychologie médico-légale, avec pour objectif de carrière l’évaluation des risques chez les enfants.

Dr Stanley Asah
Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dimensions sociales des technologies propres, Université Dalhousie
Discours d’ouverture en plénière jeudi 4 juin
Titre: Essentially a Science of Practice: Psychology’s Roles and Opportunities in Sociotechnical Transition to Sustainability
Alors que les efforts mondiaux pour la durabilité s’accélèrent, la transition sociotechnique en cours est souvent présentée comme un défi sur le plan de l’innovation et de l’ingénierie. Cependant, dans cette allocution, je présenterai des arguments solides pour démontrer que notre plus grand défi, mais aussi la plus belle occasion à saisir, est de comprendre et d’influencer le comportement humain, en prenant en compte les mécanismes mentaux, émotionnels et sociaux sous-jacents. Il sera démontré que le recours excessif aux solutions technologiques, en l’absence d’efforts coordonnés suffisants pour comprendre et modifier les comportements humains, a ralenti et continuera de ralentir, voire de compromettre, la durabilité. De plus, négliger la façon dont les gens pensent, ressentent et agissent entraîne une série de conséquences imprévues, notamment une résistance à certaines politiques, une répartition inéquitable des avantages et des fardeaux, ainsi que d’autres « effets secondaires » qui retardent et continueront de retarder ou de compromettre la transition vers la durabilité. Je vais donc le dire clairement : la psychologie scientifique et la pratique de la psychologie, souvent sous-estimées, ne sont pas accessoires, mais essentielles à la transition sociotechnique vers la durabilité. J’examinerai le rôle essentiel de la psychologie dans la réussite des transitions vers la durabilité, non seulement du point de vue technique, mais aussi du point de vue social. La psychologie, en tant que science appliquée, offre des outils éprouvés pour favoriser les changements de mentalité, l’efficacité collective et l’adaptation comportementale sur les plans individuel, organisationnel et culturel. En intégrant les connaissances en psychologie à la conception des technologies, des politiques durables et des milieux de vie, nous pouvons favoriser un engagement plus profond, une résilience adaptative et un changement culturel à long terme. L’exposé se termine par une vision dans laquelle la psychologie agit comme une discipline passerelle pour approfondir, accélérer et stabiliser la transition sociotechnique vers un avenir durable, et où nous, psychologues de toutes les sous-disciplines et pratiques, avons un rôle à jouer pour que cet avenir se concrétise.
Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dimensions sociales des technologies propres, Université Dalhousie
Conférence d’honneur, jeudi 4 juin
Biographie : Les recherches du Dr Stanley Asah portent sur les dimensions sociales des technologies propres, avec un accent particulier sur le rôle du comportement humain dans l’adoption, la diffusion et l’acceptation sociale de ces technologies.
Dans le cadre de ses travaux, il :
- Étudie l’adoption, le maintien et la diffusion des technologies propres.
- Examine les impacts sociaux, l’équité et l’acceptabilité des technologies propres.
- Élabore des stratégies de changement comportemental et des pratiques de gestion visant à faciliter l’adoption et la diffusion de technologies moins polluantes.
- Mène des expériences pour s’attaquer aux comportements contre-productifs induits par les technologies propres.
- Contribue à l’élaboration de stratégies de transformation afin d’atteindre la neutralité carbone au Canada.
Les recherches du Dr Asah ont été récompensées par l’obtention d’une chaire de recherche du Canada, témoignant de ses contributions significatives dans ce domaine. Son travail vise à améliorer la compréhension et l’influence des comportements humains dans les interactions entre l’homme et l’environnement, afin de mettre au point de meilleures stratégies pour encourager l’acceptation et l’utilisation des technologies propres.

Dre Rebecca Pillai Riddell
titulaire de la chaire de recherche de niveau 1 sur la douleur et la santé mentale et professeure de psychologie clinique du développement, Université York
Discours d’ouverture en plénière vendredi 5 juin
Title: Practicing Psychology Inclusively in the Digital Age
La plupart des personnes qui exercent et mènent des recherches dans le domaine de la santé mentale au sein de professions réglementées ont été formées à des approches occidentales et eurocentriques pour appréhender le bien-être et la guérison. Parallèlement, la technologie évolue à un rythme que peu de spécialistes de la psychologie peuvent suivre, malgré le rôle croissant qu’elle joue dans nos vies, celles de nos participantes et participants, de notre patientèle et des personnes que nous formons. Comprendre nos responsabilités en matière de pratique inclusive à l’ère numérique peut sembler un défi insurmontable, que nous soyons actuellement en formation en psychologie ou que nous possédions des décennies d’expérience dans ce domaine. Que devons-nous réellement savoir sur l’évolution de la technologie? L’IA générative est-elle notre plus grande concurrence pour la clientèle en thérapie? Que signifie pratiquer la psychologie de manière inclusive?
La Dre Pillai Riddell présentera les conclusions issues de son parcours dans la recherche, la pratique clinique et la formation. Elle présentera des idées pour favoriser l’inclusion et tirer parti de la technologie afin de construire un avenir meilleur en psychologie.
La Dre Rebecca Pillai Riddell a apporté une contribution majeure au domaine de la psychologie, en particulier dans les domaines de la douleur et de la santé mentale. Ses recherches ont joué un rôle déterminant dans la compréhension de la relation entre les parents (ou les personnes qui s’en occupent) et les enfants, ainsi que de l’impact des facteurs liés aux parents et aux enfants sur la réactivité à la douleur et sa régulation chez les jeunes enfants. Elle a dirigé des recherches sur l’influence de ces facteurs dans le cadre de la vaccination systématique des enfants et a participé à un projet de recherche collaborative dans le domaine de la santé qui utilise l’intelligence artificielle pour évaluer la douleur chez les nourrissons. Les travaux de la Dre Pillai Riddell ont été financés par les principaux conseils de recherche canadiens et ont été récompensés par plusieurs prix, notamment le President’s Emerging Research Leadership Award de l’Université York et le Prix pour l’excellence du mentorat en douleur de la Société canadienne de la douleur. Ses recherches ont également fait l’objet de nombreuses publications, contribuant ainsi à enrichir les connaissances sur les dimensions socio-comportementales de la douleur

Dr Jonathan N. Stea
Psychologue clinicien et professeur adjoint auxiliaire au département de psychologie de l’Université de Calgary
Discours d’ouverture en plénière samedi 6 juin
Titre : Mind the Science: Saving Your Mental Health from the Wellness Industry.
L’industrie du bien-être représente actuellement plus de 5,6 billions de dollars à l’échelle mondiale Une part importante de ce secteur est constituée de produits et services de médecine douce. Mais l’industrie du bien-être guérit-elle vraiment nos maux? Pourquoi les gens se tournent-ils vers les médecines douces? Quelle est la nature de la pseudoscience et de la mésinformation liées à la santé mentale? Dans cette présentation, le Dr Jonathan N. Stea mettra en lumière la façon dont la pseudoscience et la mésinformation liées à la santé mentale ont infiltré la culture populaire, les médias sociaux et nos systèmes de santé eux-mêmes. Si vous avez des patients, des clients ou des membres de votre famille qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par la maladie mentale, ne manquez pas la conférence « Mind the Science: Saving your Mental Health from the Wellness Industry. » Le Dr Stea abordera l’histoire et les méfaits du mouvement antipsychiatrique, et lèvera le voile sur l’histoire de l’industrie du bien-être et les conséquences dévastatrices que peuvent subir les personnes vulnérables de notre société lorsque des adeptes des pseudosciences les prennent pour cible. Enfin, il parlera de l’importance de prendre des décisions mieux éclairées en vue d’améliorer les connaissances scientifiques et l’autodidaxie en matière de santé mentale.
Le Dr Jonathan N. Stea est psychologue clinicien à temps plein et professeur adjoint auxiliaire au département de psychologie de l’Université de Calgary. Il a remporté à deux reprises le prix d’excellence en supervision clinique de l’Université de Calgary et a codirigé la rédaction de l’ouvrage Investigating Clinical Psychology: Pseudoscience, Fringe Science, and Controversies. Le Dr Stea a publié de nombreux articles en tant que communicateur scientifique, avec des contributions régulières à Scientific American et Psychology Today, entre autres, et est apparu dans de nombreuses émissions de télévision et de radio grand public, ainsi que dans des balados. Il a reçu en 2022 le prix John G. Paterson de la Psychologists’ Association of Alberta, un prix annuel décerné en reconnaissance d’une contribution exceptionnelle à la diffusion des connaissances en psychologie auprès du grand public.
Son nouveau livre, MIND THE SCIENCE: SAVING YOUR MENTAL HEALTH FROM THE WELLNESS INDUSTRY, a reçu le prix du livre 2024 de Science Writers and Communicators of Canada. Il a pour objectif de sensibiliser et de motiver les personnes qui souhaitent prendre des décisions éclairées concernant leur santé mentale, d’améliorer les connaissances scientifiques et l’autodidaxie en matière de santé mentale, et de lever le voile sur les conséquences dévastatrices qu’entraîne le fait de laisser les promoteurs de pseudosciences cibler les personnes vulnérables dans notre société. C’est un ouvrage incontournable pour les amateurs de vulgarisation scientifique qui souhaitent comprendre ce que signifie réellement la santé mentale ou qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par la maladie mentale. Il présente aux lecteurs une réfutation scientifique de la pseudoscience, ainsi qu’une analyse de son évolution, de son pouvoir de séduction et des solutions possibles afin de la combattre. Cela implique notamment de dénoncer les fausses informations sur la santé mentale qui envahissent les soins de santé, la culture populaire, les réseaux sociaux et l’industrie du bien-être.