Conférenciers vedette
2026 Conférence plénière
Le programme étant en cours de développement, nous aurons d’autres informations à partager, revenez souvent pour vous tenir au courant.

Allocution de la présidente , jeudi 4 juin de 9 h à 9 h 55
Titre : Including Students in Success: How Inclusive Climates Could Lead to a More Diverse Profession
Il existe un large consensus sur le fait que la profession de psychologue devrait s’efforcer de devenir plus diversifiée afin d’être plus représentative des personnes que les psychologues accompagnent. Mais comment y parvenir? Nous pensons qu’il est important, dans un premier temps, de s’assurer que les étudiants confrontés à des obstacles au premier cycle reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour poursuivre leurs études au niveau du deuxième cycle et, à terme, exercer la profession. Au cours de cette présentation, nous expliquerons comment la création d’un climat inclusif au niveau du premier cycle universitaire peut renforcer le sentiment d’appartenance et la réussite des étudiants, et comment cette approche peut être transposée à la formation des diplômés et à la profession de psychologue en général. Nous présenterons brièvement les recherches que nous avons menées pour soutenir les étudiants de première année du premier cycle, et expliquerons en quoi cela contribue à réduire le décrochage scolaire à mesure que les étudiants avancent dans leurs études. Nous fournirons également des recommandations visant à aider les programmes d’études supérieures et la profession à favoriser la rétention, la persévérance et la réussite des étudiants.
Steven M. Smith, PhD, CPA President 2025-2026; Professor of Psychology Saint Mary’s University, Halifax, NS
Le Dr Smith est professeur de psychologie à l’Université Saint Mary’s (SMU), où il a occupé une série de postes de plus en plus élevés, notamment celui de doyen associé, puis de doyen de la faculté des sciences de la SMU. Il a ensuite occupé le poste de vice-président associé chargé de la gestion des inscriptions et de registraire d’université par intérim, fonction dans le cadre de laquelle il a mis en œuvre des programmes axés sur la persévérance scolaire et la réussite des étudiants. Il a travaillé avec plusieurs conseils d’administration et est habitué à traiter des questions de politique et de gouvernance. Chercheur actif, le Dr Smith mène des projets dans le domaine de la promotion de la santé, de la réussite scolaire et de la psychologie légale.
Tom Brophy, MEd, AVP Student Affairs and Services, SMU
Tom Brophy travaille dans le domaine des affaires et services aux étudiants depuis plus de vingt-cinq ans. Il a également été gestionnaire du recrutement pour la Commission de la fonction publique provinciale et conseiller spécial en politiques auprès du ministre de la Santé et des Services communautaires à Terre-Neuve.
Tom occupe actuellement le poste de vice‑président associé aux affaires et services aux étudiants à l’Université Saint Mary’s et est président de l’Atlantic Association of College and University Student Services (AACUSS). Il est un praticien‑chercheur actif, réalisant des recherches à l’échelle provinciale, nationale et internationale, qui ont donné lieu à de nombreux articles publiés dans des revues à comité de lecture, ainsi qu’à la publication récente de la monographie intitulée « The Evolving Landscape of Post-secondary Student Transitions in Canada: Striving for Best Practices ».
Tom est titulaire d’un baccalauréat en éducation et d’une maîtrise en éducation de l’Université Memorial de Terre-Neuve.
Katelynn Carter-Rogers, PhD, Assistant Professor, St. FX
La Dre Katelynn Carter-Rogers est professeure adjointe en commerce autochtone à la Gerald Schwartz School of Business de l’Université St. Francis Xavier. Chercheuse Michif, elle possède plus de dix ans d’expérience en tant que chercheuse en sciences sociales et consultante, spécialisée en statistiques avancées, conception de recherche, mesure des attitudes et réussite étudiante.
Son programme de recherche se concentre sur l’identification et la suppression des obstacles à l’inclusion au sein des organisations et des institutions, dans le but de donner du pouvoir aux populations vulnérables. En intégrant les méthodologies autochtones aux sciences sociales, elle fait le lien entre l’expérience vécue et la recherche académique afin de concevoir et d’évaluer des interventions qui favorisent des transitions réussies et des pratiques organisationnelles inclusives.
Hailey Forbes, fourth-year Forensic Psychology student at SMU
Hailey Forbes est une étudiante de quatrième année en psychologie médico-légale à l’Université Saint Mary’s (SMU) à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Hailey entamera sa cinquième année et complétera son baccalauréat spécialisé en psychologie médico-légale au cours de l’année universitaire 2026-2027 sous la supervision de la Dre Skye Stephens.
Au cours de ses études à la SMU, Hailey s’est grandement impliquée dans la communauté universitaire, occupant divers rôles. Elle est actuellement présidente de la Société de psychologie de la SMU, ainsi que coach de réussite par les pairs pour l’accessibilité au Centre de réussite étudiante (SSC) pour une deuxième année consécutive. De plus, elle a travaillé comme éducatrice pair dans le cadre de l’initiative de prévention de la violence sexuelle et a été bénévole en tant qu’assistante de recherche dans le laboratoire de la Dre Skye Stephens. L’an dernier, son leadership a été reconnu par le Prix de reconnaissance du leadership étudiant, décerné seulement à quelques étudiants chaque année.
Au-delà de son engagement académique, Hailey travaille comme photographe d’événements en direct et assumera un nouveau rôle au SSC en tant que coordonnatrice des médias. Pendant ses étés, elle fait du bénévolat auprès de Camp Triumph, un camp destiné aux enfants touchés par une maladie chronique ou un handicap au sein de leur famille. À l’avenir, Hailey prévoit poursuivre une maîtrise en psychologie médico-légale, avec pour objectif de carrière l’évaluation des risques chez les enfants.

Dr Stanley Asah
Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dimensions sociales des technologies propres, Université Dalhousie
Discours d’ouverture en plénière jeudi 4 juin
Titre: Essentially a Science of Practice: Psychology’s Roles and Opportunities in Sociotechnical Transition to Sustainability
Alors que les efforts mondiaux pour la durabilité s’accélèrent, la transition sociotechnique en cours est souvent présentée comme un défi sur le plan de l’innovation et de l’ingénierie. Cependant, dans cette allocution, je présenterai des arguments solides pour démontrer que notre plus grand défi, mais aussi la plus belle occasion à saisir, est de comprendre et d’influencer le comportement humain, en prenant en compte les mécanismes mentaux, émotionnels et sociaux sous-jacents. Il sera démontré que le recours excessif aux solutions technologiques, en l’absence d’efforts coordonnés suffisants pour comprendre et modifier les comportements humains, a ralenti et continuera de ralentir, voire de compromettre, la durabilité. De plus, négliger la façon dont les gens pensent, ressentent et agissent entraîne une série de conséquences imprévues, notamment une résistance à certaines politiques, une répartition inéquitable des avantages et des fardeaux, ainsi que d’autres « effets secondaires » qui retardent et continueront de retarder ou de compromettre la transition vers la durabilité. Je vais donc le dire clairement : la psychologie scientifique et la pratique de la psychologie, souvent sous-estimées, ne sont pas accessoires, mais essentielles à la transition sociotechnique vers la durabilité. J’examinerai le rôle essentiel de la psychologie dans la réussite des transitions vers la durabilité, non seulement du point de vue technique, mais aussi du point de vue social. La psychologie, en tant que science appliquée, offre des outils éprouvés pour favoriser les changements de mentalité, l’efficacité collective et l’adaptation comportementale sur les plans individuel, organisationnel et culturel. En intégrant les connaissances en psychologie à la conception des technologies, des politiques durables et des milieux de vie, nous pouvons favoriser un engagement plus profond, une résilience adaptative et un changement culturel à long terme. L’exposé se termine par une vision dans laquelle la psychologie agit comme une discipline passerelle pour approfondir, accélérer et stabiliser la transition sociotechnique vers un avenir durable, et où nous, psychologues de toutes les sous-disciplines et pratiques, avons un rôle à jouer pour que cet avenir se concrétise.
Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dimensions sociales des technologies propres, Université Dalhousie
Conférence d’honneur, jeudi 4 juin
Biographie : Les recherches du Dr Stanley Asah portent sur les dimensions sociales des technologies propres, avec un accent particulier sur le rôle du comportement humain dans l’adoption, la diffusion et l’acceptation sociale de ces technologies.
Dans le cadre de ses travaux, il :
- Étudie l’adoption, le maintien et la diffusion des technologies propres.
- Examine les impacts sociaux, l’équité et l’acceptabilité des technologies propres.
- Élabore des stratégies de changement comportemental et des pratiques de gestion visant à faciliter l’adoption et la diffusion de technologies moins polluantes.
- Mène des expériences pour s’attaquer aux comportements contre-productifs induits par les technologies propres.
- Contribue à l’élaboration de stratégies de transformation afin d’atteindre la neutralité carbone au Canada.
Les recherches du Dr Asah ont été récompensées par l’obtention d’une chaire de recherche du Canada, témoignant de ses contributions significatives dans ce domaine. Son travail vise à améliorer la compréhension et l’influence des comportements humains dans les interactions entre l’homme et l’environnement, afin de mettre au point de meilleures stratégies pour encourager l’acceptation et l’utilisation des technologies propres.

Dre Rebecca Pillai Riddell
titulaire de la chaire de recherche de niveau 1 sur la douleur et la santé mentale et professeure de psychologie clinique du développement, Université York
Discours d’ouverture en plénière vendredi 5 juin
Title: Practicing Psychology Inclusively in the Digital Age
La plupart des personnes qui exercent et mènent des recherches dans le domaine de la santé mentale au sein de professions réglementées ont été formées à des approches occidentales et eurocentriques pour appréhender le bien-être et la guérison. Parallèlement, la technologie évolue à un rythme que peu de spécialistes de la psychologie peuvent suivre, malgré le rôle croissant qu’elle joue dans nos vies, celles de nos participantes et participants, de notre patientèle et des personnes que nous formons. Comprendre nos responsabilités en matière de pratique inclusive à l’ère numérique peut sembler un défi insurmontable, que nous soyons actuellement en formation en psychologie ou que nous possédions des décennies d’expérience dans ce domaine. Que devons-nous réellement savoir sur l’évolution de la technologie? L’IA générative est-elle notre plus grande concurrence pour la clientèle en thérapie? Que signifie pratiquer la psychologie de manière inclusive?
La Dre Pillai Riddell présentera les conclusions issues de son parcours dans la recherche, la pratique clinique et la formation. Elle présentera des idées pour favoriser l’inclusion et tirer parti de la technologie afin de construire un avenir meilleur en psychologie.
La Dre Rebecca Pillai Riddell a apporté une contribution majeure au domaine de la psychologie, en particulier dans les domaines de la douleur et de la santé mentale. Ses recherches ont joué un rôle déterminant dans la compréhension de la relation entre les parents (ou les personnes qui s’en occupent) et les enfants, ainsi que de l’impact des facteurs liés aux parents et aux enfants sur la réactivité à la douleur et sa régulation chez les jeunes enfants. Elle a dirigé des recherches sur l’influence de ces facteurs dans le cadre de la vaccination systématique des enfants et a participé à un projet de recherche collaborative dans le domaine de la santé qui utilise l’intelligence artificielle pour évaluer la douleur chez les nourrissons. Les travaux de la Dre Pillai Riddell ont été financés par les principaux conseils de recherche canadiens et ont été récompensés par plusieurs prix, notamment le President’s Emerging Research Leadership Award de l’Université York et le Prix pour l’excellence du mentorat en douleur de la Société canadienne de la douleur. Ses recherches ont également fait l’objet de nombreuses publications, contribuant ainsi à enrichir les connaissances sur les dimensions socio-comportementales de la douleur

Dr Jonathan N. Stea
Psychologue clinicien et professeur adjoint auxiliaire au département de psychologie de l’Université de Calgary
Discours d’ouverture en plénière samedi 6 juin
Titre : Mind the Science: Saving Your Mental Health from the Wellness Industry.
L’industrie du bien-être représente actuellement plus de 5,6 billions de dollars à l’échelle mondiale Une part importante de ce secteur est constituée de produits et services de médecine douce. Mais l’industrie du bien-être guérit-elle vraiment nos maux? Pourquoi les gens se tournent-ils vers les médecines douces? Quelle est la nature de la pseudoscience et de la mésinformation liées à la santé mentale? Dans cette présentation, le Dr Jonathan N. Stea mettra en lumière la façon dont la pseudoscience et la mésinformation liées à la santé mentale ont infiltré la culture populaire, les médias sociaux et nos systèmes de santé eux-mêmes. Si vous avez des patients, des clients ou des membres de votre famille qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par la maladie mentale, ne manquez pas la conférence « Mind the Science: Saving your Mental Health from the Wellness Industry. » Le Dr Stea abordera l’histoire et les méfaits du mouvement antipsychiatrique, et lèvera le voile sur l’histoire de l’industrie du bien-être et les conséquences dévastatrices que peuvent subir les personnes vulnérables de notre société lorsque des adeptes des pseudosciences les prennent pour cible. Enfin, il parlera de l’importance de prendre des décisions mieux éclairées en vue d’améliorer les connaissances scientifiques et l’autodidaxie en matière de santé mentale.
Le Dr Jonathan N. Stea est psychologue clinicien à temps plein et professeur adjoint auxiliaire au département de psychologie de l’Université de Calgary. Il a remporté à deux reprises le prix d’excellence en supervision clinique de l’Université de Calgary et a codirigé la rédaction de l’ouvrage Investigating Clinical Psychology: Pseudoscience, Fringe Science, and Controversies. Le Dr Stea a publié de nombreux articles en tant que communicateur scientifique, avec des contributions régulières à Scientific American et Psychology Today, entre autres, et est apparu dans de nombreuses émissions de télévision et de radio grand public, ainsi que dans des balados. Il a reçu en 2022 le prix John G. Paterson de la Psychologists’ Association of Alberta, un prix annuel décerné en reconnaissance d’une contribution exceptionnelle à la diffusion des connaissances en psychologie auprès du grand public.
Son nouveau livre, MIND THE SCIENCE: SAVING YOUR MENTAL HEALTH FROM THE WELLNESS INDUSTRY, a reçu le prix du livre 2024 de Science Writers and Communicators of Canada. Il a pour objectif de sensibiliser et de motiver les personnes qui souhaitent prendre des décisions éclairées concernant leur santé mentale, d’améliorer les connaissances scientifiques et l’autodidaxie en matière de santé mentale, et de lever le voile sur les conséquences dévastatrices qu’entraîne le fait de laisser les promoteurs de pseudosciences cibler les personnes vulnérables dans notre société. C’est un ouvrage incontournable pour les amateurs de vulgarisation scientifique qui souhaitent comprendre ce que signifie réellement la santé mentale ou qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par la maladie mentale. Il présente aux lecteurs une réfutation scientifique de la pseudoscience, ainsi qu’une analyse de son évolution, de son pouvoir de séduction et des solutions possibles afin de la combattre. Cela implique notamment de dénoncer les fausses informations sur la santé mentale qui envahissent les soins de santé, la culture populaire, les réseaux sociaux et l’industrie du bien-être.

Ka’nahsohon Kevin Deer, porteur de savoir et Aîné
Salutations pour la cérémonie d’ouverture, jeudi 4 juin, à 8 h 30
Ka’nahsohon Kevin Deer
est un leader culturel kanien’kehá:ka (mohawk) de Kahnawà:ke et gardien de la foi à la Maison longue du sentier mohawk depuis près de 40 ans. Fort de plus de trois décennies d’expérience en éducation, il a consacré son travail à la préservation et à la transmission de la langue et de la culture mohawks, notamment à l’école d’immersion Karonhianónhnha. Il est également vice-président par intérim du First Nations Technical Institute, où il contribue à faire progresser l’éducation autochtone fondée sur les connaissances et les enseignements haudenosaunee.
The History of Addictions
Dre Louise Nadeau,Université de Montréal, professeure émérite
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Psychologie de la dépendance
Les traditions grecque et juive connaissaient bien la passion et ses effets dévastateurs. Elles comprenaient également les conséquences néfastes de l’abus de substances psychoactives. Pascasius a publié en 1561 une monographie sur le modèle pathologique de la dépendance au jeu. Très en avance sur son temps, certains chercheurs le considèrent comme le père de la thérapie cognitive. Son travail a été oublié. Sa redécouverte situe l’origine du modèle pathologique des dépendances en 1561. Que faisaient les scientifiques canadiens pendant que les États-Unis et le Royaume-Uni finançaient de vastes études sur l’efficacité des traitements contre les dépendances? Ils évaluaient l’efficacité des traitements, étudiaient les troubles concomitants et examinaient les troubles de stress post-traumatique chez les personnes suivant un traitement pour soigner une dépendance. Au cours de la dernière décennie, la présence d’opioïdes de synthèse a bouleversé le marché noir et entraîne un taux élevé de décès par surdose : plus de 52 000 décès depuis 2016. Tous les Canadiens sont exposés à des risques compte tenu des effets puissants de ces médicaments. Il y a environ une décennie, Internet était accessible partout dans le monde. De nombreux articles ont décrit les effets néfastes d’une exposition prolongée aux écrans sur le développement de l’enfant. Les jeux d’argent en ligne ont augmenté, tout comme les paris chez les jeunes. Il est difficile de mettre un terme à la publicité sur les réseaux sociaux et aux autres formes de publicité. Les opérateurs privés ou non agréés exploitent la propension à la prise de risque propre au cerveau des adolescents. Dans notre pays, on constate un manque criant de programmes de prévention destinés à de petits groupes précis.
Louise Nadeau, professeure émérite au Département de psychologie de l’Université de Montréal, est récipiendaire de l’Ordre du Canada (2018) et de l’Ordre national du Québec (2017), ainsi que membre élue de l’Académie canadienne des sciences de la santé (2016) et de la Société royale du Canada (2015). Ses travaux ont porté sur la prédiction de la récidive chez les conducteurs condamnés pour conduite avec facultés affaiblies, les troubles concomitants chez les personnes aux prises avec une dépendance, les jeux de hasard et d’argent et la cyberdépendance. Elle travaille actuellement sur l’histoire des dépendances en s’intéressant à un ouvrage publié en 1561 qui a changé l’histoire du modèle pathologique des dépendances.
Louise Nadeau a notamment été vice-présidente du conseil d’administration des Instituts de recherche en santé du Canada (2000-2006) et membre du conseil d’administration de l’Université de Montréal (2016-2020), de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (2010-2018), de l’Initiative de recherche sur le VIH/sida et autres ITSS des IRSC (2013-2016) et du conseil consultatif de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (IRSC) (2008-2013).
La professeure Nadeau a reçu, entre autres, le prix du Québec Marie-Andrée Bertrand 2012, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences; le prix Acfas Pierre-Dansereau 2013, qui récompense l’engagement social d’un scientifique, décerné par l’ACFAS; ainsi que le Prix de la ministre en enseignement supérieur (2022). Elle a été élue « Personnalité de la semaine » dans La Presse (31 décembre 2012) et sa photo a été exposée au métro Place d’Armes.
Psychology’s role in mental health care for long-term care residents in Canada: Perspectives, lessons learned, and recommendations
Dr Marnin Heisel , Université Western.Coauteurs présentateurs : Dre Eden Champagne, Kelsey Haczkewicz, Dre Natash Gallant
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Vieillissement et géropsychologie
À mesure que la population canadienne vieillit, la demande en soins de longue durée augmente rapidement. Les centres d’hébergement et de soins de longue durée ont été conçus pour répondre aux besoins médicaux, plutôt qu’aux besoins psychosociaux, de leurs résidents. Compte tenu de cette évolution démographique, nous avons donc besoin d’approches innovantes pour veiller à ce que les centres d’hébergement et de soins de longue durée soient en mesure de répondre aux besoins particuliers et variés des résidents en matière de santé mentale. Au cours de cette réunion d’experts, nous entendrons un psychologue clinicien (Dr Heisel), une thérapeute spécialisée en danse et en mouvement et chercheuse interdisciplinaire (Dre Champagne), ainsi qu’une doctorante en psychologie clinique (Mme Haczkewicz), qui se consacrent tous au soutien de la santé mentale des résidents. Les programmes de recherche couvrent des thèmes variés, notamment la détection du risque de suicide chez le personnel et les mesures d’intervention (Dr Heisel), les programmes de danse-thérapie et de thérapie par le mouvement (Dre Champagne), ainsi que les soins palliatifs (Mme Hackzewicz) destinés aux résidents des établissements de soins de longue durée. Les intervenants présenteront leur approche du travail en milieu de soins de longue durée, les enseignements tirés de leur expérience dans ce domaine, ainsi que leurs recommandations sur les orientations futures en matière de recherche, de pratique et de politiques. À l’issue de cette réunion d’experts, les participants auront acquis une meilleure compréhension des besoins particuliers et variés des résidents des centres d’hébergement et de soins de longue durée relatifs à la santé mentale, ainsi que des stratégies mises en place par les professionnels et les stagiaires du domaine pour améliorer la santé mentale des résidents.
Le Dr Marnin Heisel est psychologue clinicien et professeur titulaire aux départements de psychiatrie, et d’épidémiologie et biostatistique de l’Université Western, ainsi que chercheur au London Health Sciences Centre Research Institute. Ses recherches portent sur la promotion du bien-être psychologique et la prévention du suicide chez les personnes âgées et d’autres groupes à risque. Il a publié plus de 100 articles de recherche, chapitres de livres et outils d’application des connaissances, et a reçu des subventions et des bourses de carrière récompensant son travail de la part de l’American Foundation for Suicide Prevention, des Instituts de recherche en santé du Canada, d’Emploi et Développement social Canada, de Movember, de la Fondation ontarienne pour la santé mentale, du ministère de la Recherche, de l’Innovation et des Sciences de l’Ontario et du Conseil de recherches en sciences humaines. Membre de la Gerontological Society of America et de l’International Society for Affective Disorders, Marnin a siégé à divers conseils d’administration qui se consacrent au vieillissement, à la santé mentale et à la prévention du suicide. Il a été représentant national du Canada auprès de l’International Society for Affective Disorders, président de la Section du vieillissement et de gérontopsychologie de la Société canadienne de psychologie, secrétaire de l’American Association of Suicidology, ainsi que vice-président et président du comité de recherche de l’Association canadienne pour la prévention du suicide. Il a récemment proposé la création d’une nouvelle section de la SCP qui s’intéresserait à la prévention du suicide.
Between Perpetual Foreigner and Model Minority: Why Many Asian Youth Experience Lower Happiness?
Dre Xu Zhao, Université de Calgary
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Section de psychologie asiatique
Des données récentes mettent en évidence des risques accrus pour la santé mentale chez les jeunes d’origine asiatique au Canada et aux États-Unis, notamment une multiplication par deux du nombre de jeunes déclarant avoir une santé mentale « moyenne/mauvaise », qui est passé de 12 % en 2019 à 26 % en 2023 chez les adolescents canadiens (Statistique Canada, 2025), ainsi que des taux plus élevés de tentatives de suicide chez les étudiants du secondaire d’origine asiatique aux États-Unis (CDC, 2024). Le discours populaire réduit souvent ces disparités au style parental autoritaire ou aux conséquences inévitables du stéréotype de la « minorité modèle », sans jamais vraiment s’intéresser aux influences socioculturelles, historiques et biologiques plus profondes. Dans cette présentation, je m’appuie sur des recherches empiriques et sur mon expérience personnelle en tant qu’immigrante chinoise et psychologue culturelle spécialisée dans le développement des jeunes pour examiner les raisons pour lesquelles les jeunes d’origine asiatique sont confrontés à des problèmes de santé mentale disproportionnés. Ma présentation portera sur huit thèmes connexes :
1) le syndrome du « perpétuel étranger » et les menaces au besoin d’appartenance
2) les pressions du mythe de la minorité modèle
3) la transmission intergénérationnelle des traumatismes historiques
4) l’engagement civique et communautaire limité
5) la parentification et le renversement des rôles dans les familles d’immigrants
6) les histoires de sacrifices parentaux et la valeur culturelle de « l’acceptation des épreuves » (chi ku)
7) la retenue et la répression émotionnelles en tant que norme culturelle
8) les influences génétiques et épigénétiques sur la réaction au stress
En combinant des points de vue socioculturels, historiques et biologiques, cette présentation vise à dépasser les explications simplistes et à proposer des pistes d’action ancrées dans la culture pour la pratique clinique, la prévention et les politiques publiques dans les contextes canadien et nord-américain.
La Dre Xu Zhao est professeure agrégée et titulaire d’une chaire d’excellence en recherche à l’Université de Calgary. Ses recherches visent trois objectifs principaux : (1) comprendre les facteurs de risque psychologiques et socioculturels qui menacent le développement positif des jeunes d’âge scolaire; (2) déterminer les facteurs de protection qui favorisent la résilience; (3) élaborer des stratégies d’intervention qui protègent et favorisent le bien-être des jeunes. Elle mène des recherches empiriques en Chine et au Canada et participe à des débats scientifiques sur la manière dont les discours culturels et les politiques éducatives au niveau macro influencent les pratiques parentales et le développement des jeunes au niveau micro. La Dre Zhao est l’auteure de Competition and Compassion in Chinese Secondary Education (Palgrave Macmillan, 2015). Son travail a été présenté dans des médias internationaux, notamment dans le Washington Post, Education Week et Voice of America. Elle a obtenu son doctorat en développement humain et psychologie à la Harvard Graduate School of Education et, en 2021, elle a été nommée Chen Yidan Visiting Global Fellow à l’Université Harvard.
From Crisis to Capacity: A National Vision for Black Psychology in Canada Through Strengthening Research, Training, and Service Infrastructures
Dr Jude Mary Cénat, Université d’Ottawa
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Section de Personnes Noires en Psychologie
À partir d’études empiriques et de modèles théoriques élaborés par le laboratoire V-TRaC de l’Université d’Ottawa, cette présentation propose une vision nationale de la psychologie des Noirs comme un domaine essentiel pour comprendre, prévenir et traiter les inégalités raciales en matière de santé mentale ainsi que le racisme dans les soins psychologiques au Canada. Les résultats mettent en évidence l’existence d’une crise de santé mentale au sein des communautés noires, caractérisée par des taux élevés de dépression, d’anxiété, de stress post-traumatique, d’idées suicidaires et de troubles connexes. La discrimination raciale répétée — des microagressions quotidiennes au racisme institutionnel manifeste à travers les systèmes — apparaît comme un prédicteur fiable de cette crise, au-delà des facteurs sociodémographiques traditionnels. Cette présentation souligne l’importance de reconnaître le traumatisme racial comme un concept central qui rend compte des effets chroniques, multigénérationnels et intersectionnels du racisme sur la santé mentale, l’identité et le fonctionnement social. Les résultats qualitatifs mettent en évidence d’importants obstacles systémiques à l’accès aux soins de santé mentale, notamment la méfiance envers les institutions, l’inadéquation culturelle des services et la sous-représentation des psychologues noirs. Dans l’ensemble, ces données soulignent le besoin urgent de mettre en place des structures capables de renforcer la psychologie des Noirs à l’échelle nationale, une voie essentielle pour réduire les inégalités en matière de santé mentale, promouvoir des soins antiracistes et adaptés à la culture, et consolider les infrastructures de recherche, de formation et de services dans le domaine de la psychologie des Noirs partout au Canada.
Jude Mary Cénat, Ph. D., M. Sc., C.Psych., est psychologue clinicien et professeur agrégé à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa, ainsi que directeur du Centre interdisciplinaire pour la santé des Noir.e.s et du Laboratoire de recherche vulnérabilité, trauma, résilience et culture (V-TRaC) à la même université. Il est également titulaire de la Chaire de recherche de l’Université sur la santé des communautés noires. Son programme de recherche porte sur les facteurs liés à la vulnérabilité, aux traumatismes et à la résilience, et s’intéresse particulièrement au rôle des facteurs culturels, aux inégalités raciales dans les services de santé et les services sociaux, ainsi qu’à la santé mentale à l’échelle mondiale. Il mène des recherches en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et dans les Caraïbes. Il dirige d’importants projets consacrés à la santé mentale des communautés noires au Canada, dans le cadre desquels il a recensé pour la première fois la prévalence et les facteurs associés à la dépression, à l’anxiété, au syndrome de stress post-traumatique, aux symptômes psychosomatiques et à d’autres troubles de santé mentale chez les personnes noires au Canada. Son équipe et lui ont également mis au point des formations en ligne (via la plateforme bilingue https://santementalpourtous.ca et https://mentalhealthforveryone.ca) destinées à outiller les professionnels de la santé mentale afin qu’ils puissent prodiguer des soins adaptés à la culture et antiracistes. Le Dr Cénat est également membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada.
A role for music in cognition and action: Individual differences, group dynamics, and pain
Dre Caroline Palmer, Dr. Caroline Palmer, Université McGill
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2025
Cerveau et sciences cognitive
Qu’ont en commun les différences individuelles dans le mouvement, la dynamique de groupe qui résulte des interactions entre les individus et la sensation de douleur? La musique interagit systématiquement avec chacun de ces comportements. Les différences individuelles dans les mouvements rythmiques que font les gens sont liées à des oscillations neuronales internes; les fréquences naturelles de ces oscillations peuvent expliquer toute une gamme de comportements humains, de la perception de la douleur à la synchronisation de groupe. Je présenterai les résultats d’études expérimentales portant sur des tâches réalisées par une, deux ou trois personnes, dans lesquelles les participants produisaient des sons musicaux, soit seuls (en maintenant un rythme régulier), soit en groupe (en se synchronisant avec leurs partenaires). Les différences comportementales, physiologiques et neuronales entre les individus soutiennent l’idée que la dynamique de groupe découle d’une interaction complexe, mais systématique des différences individuelles.
Professeure au Département de psychologie de l’Université McGill, Caroline Palmera été nommée professeure distinguée James-McGill. Elle est reconnue à l’échelle internationale pour ses recherches interdisciplinaires en cognition auditive; elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neuroscience cognitive de la performance et a dirigé deux réseaux de formation dans le cadre du Programme FONCER du CRSNG. Ses études portent sur la façon dont l’acoustique complexe communique l’information aux musiciens, aux orateurs et aux auditeurs.
A role for music in cognition and action: Individual differences, group dynamics, and pain
Dre Miriam Beauchamp, Université de Montréal
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2025
Cerveau et sciences cognitive
L’émergence de la capacité à comprendre le point de vue des autres, à s’engager dans des interactions sociales satisfaisantes et à acquérir une autonomie sociale constitue des moments clés du développement humain. Les perturbations des relations cerveau-comportement qui soutiennent ces jalons sociaux peuvent déséquilibrer l’interaction délicate entre les facteurs environnementaux, neuronaux et cognitifs qui favorisent la compétence sociale, entraînant des difficultés sociales et des comportements inadaptés. Les données empiriques issues des neurosciences sociales appuient l’idée de l’existence d’un « cerveau social » responsable des compétences sociocognitives, telles que la théorie de l’esprit, l’empathie et le raisonnement moral. Les neuropsychologues jouent donc un rôle essentiel dans la compréhension, l’évaluation et la remédiation des processus sociaux et sont particulièrement bien placés pour contribuer au développement de nouveaux outils de recherche et cliniques. En s’appuyant sur des modèles théoriques, des recherches empiriques, des cas cliniques et des innovations en santé numérique, cette présentation explorera la puissance de l’évaluation précoce du développement pour mieux comprendre le développement social, ainsi que la manière dont la combinaison des perspectives scientifiques, cliniques, industrielles et communautaires peut catalyser le développement d’outils pratiques visant à évaluer et optimiser les compétences sociales. En somme, nous examinerons les multiples façons dont les neuropsychologues peuvent franchir les frontières cliniques, scientifiques et pédagogiques et enrichir le paysage social.
Miriam Beauchamp, Ph. D., est neuropsychologue, professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal et cheffe de l’Axe Cerveau & Développement au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les lésions cérébrales traumatiques chez les enfants. En collaboration avec son groupe de recherche (Laboratoire ABCs, www.abcs.umontreal.ca), elle mène de nombreux projets de recherche clinique qui visent à mieux comprendre le diagnostic, le pronostic et les conséquences des lésions cérébrales traumatiques et des commotions cérébrales chez les enfants, ainsi qu’à valider des programmes d’intervention et de prévention. Ses recherches, à la croisée des neurosciences sociales et de la neuropsychologie, contribuent également à l’élaboration de nouvelles méthodes d’évaluation et d’intervention dans le domaine de la cognition sociale, notamment grâce à des technologies dynamiques et immersives telles que les applications de santé numériques, la réalité virtuelle et les jeux vidéo éducatifs. Ce travail a donné lieu à de nombreuses initiatives de transfert de connaissances auprès du grand public, telles que le site Web COCO sur les commotions cérébrales chez les jeunes enfants (www.coco.umontreal.ca) et la validation de plusieurs mesures neuropsychologiques.
En 2017, elle a reçu le Prix du Québec « Relève scientifique », la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec à un scientifique en début de carrière. Elle a obtenu des prix de début de carrière de l’International Neuropsychological Society (2015) et de l’International Brain Injury Association (2017). En 2019, elle a été nommée membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada; elle a en outre été invitée par la Chaire du Québec du Collège Belgique et a reçu le prix Excellence — Expertise et compétence lors du Gala reconnaissance du CHU Sainte-Justine. En 2024, elle a reçu le prix Brenda Milner de l’Association québécoise des neuropsychologues (AQNP) et en 2025, le prix Étoiles EFFERVESCENCE pour ses travaux en santé numérique. En 2025, elle a été élue présidente désignée de la Société internationale de neuropsychologie.
Closing the Gap: Leveraging Digital Health to Improve Pain and Psychological Outcomes in Youth and Adults Living with Chronic Disease
Dre Nicole Alberts, Université Concordia
Discours du conférencier vedette de la section
June 4 2025
Psychologie clinique
Les personnes atteintes de maladies chroniques souffrent souvent de douleurs aiguës et chroniques, accompagnées de troubles psychologiques concomitants. Bien que les interventions psychologiques puissent permettre de surmonter efficacement ces difficultés, de nombreuses personnes n’y ont pas accès en raison de divers obstacles, notamment le coût, la distance géographique et le manque de professionnels qualifiés. Les approches numériques en santé, notamment les outils de cybersanté et les outils de santé mobile, offrent des moyens prometteurs de surmonter ces obstacles et d’élargir l’accès à des soins psychologiques fondés sur des données probantes. Dans cette présentation, la Dre Alberts exposera ses récentes recherches sur l’utilisation d’interventions de santé numériques, notamment via la technologie prêt-à-porter, des sites Web et des applis, pour améliorer la prise en charge de la douleur et le bien-être psychologique chez les jeunes et les adultes atteints de maladies chroniques. Une attention particulière sera accordée à la mise au point et à l’évaluation d’interventions numériques destinées aux personnes actuellement sous traitement ou ayant survécu à un cancer pédiatrique, aux adolescents atteints de maladies chroniques et aux jeunes atteints de drépanocytose. Le rôle de la conception centrée sur l’utilisateur et la contribution des prestataires de soins de santé dans l’élaboration d’interventions de santé numériques efficaces et multiniveaux seront également explorés. On abordera les pistes à explorer pour améliorer la prise en charge de la douleur et la santé psychologique tout au long de la vie grâce à des interventions de santé numériques attrayantes et durables.
La Dre Nicole Alberts est professeure agrégée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada (niveau 2) sur les interventions en santé comportementale à l’Université Concordia à Montréal. Après sa formation de deuxième et troisième cycle à l’Université de Regina et à la faculté de médecine de l’Université de Washington, respectivement, elle a rejoint le département de psychologie de l’hôpital de recherche pédiatrique St. Jude à Memphis, au Tennessee, en tant que membre adjointe et psychologue traitante. En 2020, elle s’est jointe au Département de psychologie de l’Université Concordia.
La Dre Alberts s’est imposée comme une experte de la douleur et du cancer pédiatrique, ainsi que de l’utilisation des interventions de santé numériques auprès des populations médicales. Elle a été récompensée par divers prix et distinctions, notamment le Childhood Cancer Survivor Study Career Development Award et le Prix d’excellence en recherche en oncologie psychosociale, décerné par l’Association canadienne d’oncologie psychosociale. À ce jour, ses travaux de recherche ont donné lieu à 61 publications, trois chapitres de livres et 14 présentations à titre de conférencière invitée.
Elle bénéficie actuellement d’un financement des Instituts de recherche en santé du Canada, du Programme des chaires de recherche du Canada et de la Fondation canadienne pour l’innovation pour diriger un programme de recherche visant à améliorer la santé comportementale et le bien-être psychologique des individus à toutes les étapes de la vie, en mettant l’accent sur les personnes atteintes de maladies graves et chroniques, notamment le cancer pédiatrique. Dans le cadre de ses travaux, elle s’appuie sur les approches de santé numériques pour répondre à des questions de recherche fondamentales et pour mettre au point et tester des interventions innovantes visant à traiter la douleur et à améliorer la santé psychologique.
Care and Reconciliation in Action: Indigenous Knowledges and Approaches to Safe, Effective Counselling for and with Indigenous Peoples
Dre Mikaela Gabriel, Centre for Urban Health Solutions, Unity Health Toronto
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Psychologie du counseling
Alors que l’histoire et les réalités des peuples autochtones continuent de faire surface au Canada, leurs répercussions sur les soins de santé mentale et leur prestation se font également jour. Le racisme systémique, les obstacles économiques et les séquelles persistantes de la colonisation aggravent la situation et les expériences des Autochtones, donnant lieu à des tendances inquiétantes, à savoir une surreprésentation parmi les personnes en situation d’itinérance visible dans les centres urbains, des problèmes de santé complexes et multifactoriels, et une méfiance à l’égard des prestataires de services occidentaux. En tant que groupe démographique connaissant la plus forte croissance au Canada et premiers soignants du pays, nous avons l’obligation éthique d’adapter nos interventions afin de favoriser la sécurisation culturelle et d’améliorer la prise en charge. Cette séance aborde nos obligations éthiques en matière de santé mentale des populations autochtones et vise à approfondir notre compréhension de ce sujet; elle traite également de l’histoire coloniale pertinente et de la manière dont celle-ci se manifeste au cours de la séance, des approches centrées sur les traumatismes et de l’intersection culturelle dans les interventions. On présentera en outre des exemples de cas et des pistes de réflexion pour la pratique.
La Dre Mikaela D. Gabriel est psychologue clinicienne et psychologue-conseil, chercheuse, professeure et tante, d’origine italienne et micmaque. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la santé mentale et l’itinérance chez les femmes autochtones et les personnes bispirituelles, et est chercheuse à Unity Health Toronto, au sein du Well Living House et du MAP Centre for Urban Health Solutions. Ses activités cliniques et ses travaux de recherche visent à offrir aux Autochtones vivant en milieu urbain confrontés à des difficultés en matière de logement, de rétablissement et de santé, des soins centrés sur la culture, axés sur les traumatismes et enrichis par des pratiques cérémonielles.
Family and Peer Relationships of Children and Adolescents with Neurodevelopmental Disorders: Assessment and Intervention
Pr Judy Wiener, professeure de psychologie scolaire et clinique, département de psychologie appliquée et du développement humain, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario/Université de Toronto
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Psychologie éducationnelle et scolaire
Dans cette présentation, une approche transdiagnostique est utilisée pour comprendre les relations familiales et entre pairs des enfants et des adolescents atteints de troubles neurodéveloppementaux, et pour décrire les stratégies d’évaluation et d’intervention. Premièrement, on décrit les caractéristiques transdiagnostiques (p. ex., réussite scolaire, aptitudes sociales, autorégulation, santé mentale) des jeunes atteints de TDAH, de troubles d’apprentissage, d’autisme et de déficience intellectuelle qui affectent les relations avec leur famille et leurs pairs. Deuxièmement, on fait une synthèse des recherches sur la résilience familiale, ainsi que des études montrant que les parents d’adolescents atteints de troubles neurodéveloppementaux subissent des niveaux de stress élevés qui perturbent la dynamique familiale, et que ces adolescents et leurs familles sont particulièrement vulnérables aux facteurs environnementaux négatifs (p. ex., la COVID-19, les technologies numériques). Troisièmement, on passe en revue les études consacrées aux relations entre pairs chez les jeunes atteints de troubles neurodéveloppementaux, qui montrent qu’ils sont exposés au risque de rejet par leurs pairs, de victimisation par leurs pairs et de difficultés à se faire des amis. Les facteurs individuels (p. ex., aptitudes sociales, autorégulation) et environnementaux (p. ex., salles de classe inclusives) qui prédisent les relations entre pairs sont abordés. Enfin, des interventions fondées sur des données probantes visant à améliorer les relations familiales et entre pairs sont décrites, ainsi que des orientations en matière d’évaluation, d’intervention et de recherche.
Judy Wiener Judy Wiener est professeure émérite de psychologie scolaire et clinique au département de psychologie appliquée et du développement humain de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario/Université de Toronto. La Dre Wiener a mené des recherches sur la perception de soi, les relations familiales et entre pairs chez les enfants et les adolescents atteints de TDAH et de troubles d’apprentissage, ainsi que sur l’efficacité des interventions scolaires et de pleine conscience destinées à ces jeunes. Son expertise clinique principale concerne l’évaluation et les interventions psychosociales auprès des enfants et des adolescents présentant des troubles d’apprentissage et un TDAH, ainsi que des immigrants et des réfugiés. Judy était auparavant présidente de l’International Academy for Research in Learning Disabilities et présidente de la Section de psychologie éducationnelle et scolaire de la Société canadienne de psychologie. Elle a reçu plusieurs prix d’enseignement de l’Université de Toronto et des prix pour l’ensemble de sa carrière de la part de la Société canadienne de psychologie et de la section des psychologues en éducation de l’Ontario Psychological Association. Elle a publié plus de 100 chapitres de livres et articles dans des revues à comité de lecture. Elle est coauteure d’un livre publié par Springer Publishers intitulé Psychological Assessment of Culturally and Linguistically Diverse Children and Adolescents: A Practitioner’s Guide, et a récemment dirigé la rédaction d’un livre intitulé Family and Peer Relations of Children and Adolescents with NeuroDevelopmental Disorders : Assessment and Intervention, publié par Springer Nature.
Making Sense of Eco-Anxiety: An Integrative and Multidimensional Perspective
Anne-Sophie Gousse-Lessard, Université du Québec à Montréal
Discours du conférencier vedette de la section
4 juin 2026
Psychologie de l’environnement
L’écoanxiété suscite un intérêt croissant en tant que réaction psychologique aux crises environnementales actuelles, mais elle est souvent considérée avant tout comme un problème de santé mentale individuel. Dans cet exposé, je propose une perspective plus large et intégrative, conceptualisant l’écoanxiété comme un phénomène psychosocial multidimensionnel façonné par les menaces environnementales, les relations sociales, les contextes politiques et les processus de communication. En m’appuyant sur une série d’études empiriques menées au Québec, j’examine comment les différentes dimensions de l’écoanxiété sont liées à la santé mentale, au bien-être et à la mobilisation face aux bouleversements socio-environnementaux. Ses dimensions existentielles, sociales et relationnelles seront explorées, ainsi que leurs liens avec l’espoir, les visions du monde et les façons d’envisager l’avenir. Au-delà des constatations empiriques, cette présentation vise à porter un regard sur la manière dont l’écoanxiété est abordée, négociée et parfois contestée dans les interactions interpersonnelles, la mise en récit dans les médias et le discours public, tout en soulignant l’intérêt des approches systémiques et interdisciplinaires. Dans l’ensemble, cette présentation vise à ouvrir un débat sur l’écoanxiété, non seulement en tant qu’expérience individuelle, mais aussi en tant que signe révélateur de dynamiques sociales, politiques et communicationnelles plus larges à l’œuvre dans un monde en mutation rapide.
Anne-Sophie Gousse-Lessard est professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et professeure auxiliaire à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM. Ses recherches s’inscrivent dans le domaine de la psychologie sociale et environnementale. Elle est codirectrice du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les écoémotions et l’engagement citoyen (GIREEC), qu’elle a fondé en 2020. Elle est également membre de plusieurs groupes et réseaux de recherche, notamment le Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ). Ses travaux portent sur les processus motivationnels et psychologiques qui sous-tendent l’engagement à l’égard de l’environnement, ainsi que sur les répercussions psychosociales des changements climatiques. Elle s’intéresse particulièrement à l’écoanxiété, à l’action collective et à la dépendance à la voiture dans le contexte de la transition socio-écologique.
What About Fathers? An Attachment Perspective on Father-Child Relationship
Dr Jean-Francois Bureau, Université d’Ottawa
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin2026
Psychologie de la famille
La définition de ce qu’est une relation d’attachement et de qui peut jouer le rôle de figure d’attachement a considérablement évolué depuis les débuts de la théorie de l’attachement. Pendant des décennies, les mères étaient considérées comme les figures principales, voire exclusives, envers lesquelles les enfants tissaient des liens d’attachement. Bien que les travaux novateurs de chercheurs tels que Michael Lamb dans les années 1970 aient commencé à remettre en question cette hypothèse, les relations d’attachement avec les pères sont restées relativement peu étudiées depuis l’émergence de la théorie de l’attachement. En effet, les pères ne représentent qu’environ 10 % des personnes s’occupant des enfants prises en compte dans les recherches sur l’attachement, une proportion qui est restée relativement stable au fil des décennies. Néanmoins, d’importantes avancées conceptuelles et empiriques réalisées ces dernières années ont considérablement approfondi notre compréhension de l’attachement père-enfant. Dans cette présentation, je passerai en revue l’état de la documentation sur l’attachement père-enfant. Je commencerai par replacer ce corpus dans son contexte théorique et historique. Ensuite, je passerai en revue les données qui démontrent la capacité des pères à prodiguer des soins avec bienveillance et leur aptitude à établir des liens d’attachement sécurisants avec leurs enfants. J’examinerai ensuite les antécédents et les conséquences sur le développement de la sécurité et de l’insécurité de l’attachement père-enfant. Enfin, je mettrai en évidence les lacunes qui subsistent dans la documentation et j’aborderai les implications pour la recherche et les interventions.
Le Dr Jean-François Bureau est professeur à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa. Il a obtenu son doctorat à l’Université du Québec à Montréal en 2005 sous la supervision de la Dre Ellen Moss. Il a effectué un stage postdoctoral à l’École de médecine de Harvard, où il a étudié les relations familiales et le développement des psychopathologies à l’adolescence. Il a commencé sa carrière à l’Université d’Ottawa en 2007. Depuis de nombreuses années, il s’intéresse particulièrement aux relations d’attachement entre parents et enfants, en mettant l’accent sur les pères et leurs enfants d’âge préscolaire et scolaire. Il est le formateur principal du Preschool Attachment Coding System et est largement considéré comme l’un des plus grands experts dans ce domaine. Il a accumulé des centaines d’heures d’enregistrements d’observation de dyades mère-enfant et père-enfant, réalisés tant en laboratoire que dans le cadre familial. Il étudie également le rôle de l’attachement dans l’apparition de l’automutilation non suicidaire chez les jeunes et, plus récemment, le lien entre la dynamique familiale et la détresse liée au climat chez les adolescents. Il est l’auteur de plus de 100 publications évaluées par les pairs, qui ont été largement citées (indice h = 42). Son travail a d’importantes applications cliniques dans l’évaluation de la dynamique familiale.
Applying Artificial Intelligence to Promote Health and Well-Being in Older Adults
Dre Samira A. Rahimi, Université McGill
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin2026
Psychologie de la santé et médecine du comportement
Les personnes âgées sont confrontées à un fardeau croissant de problèmes de santé qui affectent leur santé physique et mentale et leur bien-être. Les approches utilisées actuellement pour la prévention et le dépistage précoce reposent souvent sur des évaluations ponctuelles de l’état de santé (p. ex., lors de consultations périodiques ou de suivis programmés) plutôt que sur une surveillance continue. L’IA donne la possibilité d’améliorer la santé grâce à des stratégies évolutives, fondées sur les données et personnalisées, qui répondent aux besoins des populations vieillissantes. Le laboratoire de recherche de Rahimi applique l’apprentissage automatique et les techniques d’IA pour analyser des données de santé multimodales, y compris les dossiers cliniques, les données de capteurs portables et les données comportementales obtenues par autodéclaration. Nous nous concentrons sur l’élaboration et l’évaluation d’approches basées sur l’IA pour l’identification précoce des risques, la surveillance des tendances relatives à l’état de santé et la conception d’outils tenant compte de l’âge, qui sont accessibles et acceptables pour les personnes âgées. Les analyses actuelles explorent la faisabilité, la performance et l’expérience utilisateur de ces méthodes d’IA dans des contextes de recherche et des situations réelles. Au cours de cet exposé, nous présenterons et examinerons les résultats d’études diverses, accompagnés d’exemples concrets, notamment en ce qui concerne le dépistage précoce des maladies cardiovasculaires et de la dépression chez les personnes âgées. Nos travaux contribuent à l’élaboration d’applications responsables de l’IA, orientent la recherche et les politiques futures et soutiennent des stratégies visant à promouvoir le vieillissement en santé à grande échelle.
La Dre Samira A. Rahimi, B. Ing., PhD, est titulaire de la Chaire de recherche du Canada (niveau II) sur l’intelligence artificielle et les soins de santé primaires numériques avancés. Elle est professeure adjointe à l’Université McGill, codirectrice du McGill’s Collaborative for AI and Society (McCAIS) et membre académique associée de l’Institut d’intelligence artificielle Mila-Québec. Elle est également codirectrice de la recherche au programme de résidence multidisciplinaire en médecine dentaire à l’Hôpital général juif.
Thinking from Canada: History, theory, and qualitative inquiry
Dr Dennis C. Wendt, Université McGill
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin2026
Section de l’histoire, de la théorie et de la recherche qualitative en psychologie
Cette présentation s’appuie sur une séance qui s’est tenue plus tôt lors de la réunion de mi-hiver de la Division 24 de l’APA à Toronto, et qui revient sur le rôle particulier que le Canada a joué dans la conception la psychologie théorique et qualitative en Amérique du Nord. Depuis les pôles intellectuels de l’Université Simon Fraser, de l’Université York et d’ailleurs, les chercheurs canadiens ont développé des traditions interprétatives, relationnelles et critiques qui ont profondément influencé la manière dont la psychologie appréhende le sens, la méthode et l’éthique — souvent sans que l’on reconnaisse qu’il s’agit là d’une contribution spécifiquement canadienne. Ce travail a été rendu possible par le bilinguisme français-anglais, la renaissance des études autochtones et les cultures institutionnelles publiques, favorisant le pluralisme, la réflexivité et le dialogue par-delà les frontières épistémiques. Depuis toujours, le Canada entretient des liens étroits avec les États-Unis, tout en se positionnant comme une contre-culture subtile, qui importe et adapte la psychologie dominante états-unienne, et y résiste parfois. À une époque où les relations entre les États-Unis et le Canada sont mises à rude épreuve par le trumpisme, les droits de douane et les turbulences politiques, cet engagement essentiel et de longue date prend une importance renouvelée. À l’avenir, la dynamique entre la psychologie canadienne et américaine — et entre les deux pays eux-mêmes — pourrait générer à la fois des possibilités et des tensions. Cette intervention pose la question suivante : que signifie penser depuis le Canada plutôt que simplement en son sein, en considérant ce pays non pas comme une périphérie ou un pont, mais comme un lieu à part entière, distinctif et déterminant pour la théorie, l’histoire et la recherche qualitative?
Dennis C. Wendt est titulaire d’une bourse William-Dawson et est professeur agrégé au département de psychologie de l’éducation et du counseling de l’Université McGill, où il dirige le groupe de travail Cultural and Indigenous Research in Counselling Psychology (CIRC). Il est également membre associé du département de psychiatrie de l’Université McGill et est titulaire d’une bourse de recherche du Fonds de recherche du Québec. Il a obtenu un doctorat en psychologie clinique de l’Université du Michigan, suivi d’une bourse de recherche postdoctorale à la faculté de médecine de l’Université de Washington. Depuis 15 ans, il collabore avec des communautés autochtones du Canada et des États-Unis pour explorer, développer et évaluer des interventions culturellement pertinentes en matière de santé mentale, de santé liée à la consommation de substances psychoactives et de bien-être communautaire. Auteur de plus de 50 articles publiés dans des revues à comité de lecture, comme American Psychologist, le Journal of Consulting and Clinical Psychology et Psychology of Addictive Behaviors, il a par ailleurs reçu plusieurs prix décernés par l’American Psychological Association (APA) pour ses travaux de recherche en début de carrière dans les domaines de la recherche qualitative et de la psychologie théorique.
Weaving Our Stories of Reciprocity to Strengthen Psychological Research and Care: A Conversation Circle with Dr. Christopher Mushquash
Dr Christopher Mushquash, Université Lakehead
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologie des Autochtones
Sujet de discussion : la réciprocité a différentes significations et est façonnée par la culture, l’expérience, les relations et le contexte. Pratiquer la réciprocité, c’est adopter au quotidien une éthique qui consiste à réfléchir à la manière dont nos actions et nos pensées contribuent au bien-être des personnes, des communautés, des nations, de nos proches non humains et des terres avec lesquelles nous interagissons aujourd’hui, ainsi que ceux qui pourraient subir les conséquences de notre influence pendant les générations à venir. La réciprocité implique également de remettre en question les idées reçues quant au statut d’apprenant et à celui de détenteur de l’expertise. Nouveauté : la réciprocité a la capacité de transformer la façon dont nous menons des recherches et fournissons des soins en psychologie. Compte tenu de l’importance accordée à la réciprocité par la Section de la psychologie des Autochtones, ce cercle de discussion sera l’occasion de se réunir pour approfondir et élargir le dialogue en mettant en commun nos points de vue. But : dans ce cercle, nous mettrons en commun nos connaissances sur la réciprocité afin de mieux comprendre comment celle-ci peut renforcer la recherche en psychologie et les soins prodigués aux collectivités autochtones et aux autres collectivités. À travers le partage d’histoires, nous explorerons l’importance de la réciprocité et les risques qui surviennent lorsqu’elle fait défaut; nous examinerons les moyens de mettre en pratique la réciprocité au quotidien; et nous réfléchirons à la manière dont la réciprocité s’étend à nos proches non humains. Les participants seront invités à partager leurs points de vue. Pertinence : ce cercle de discussion favorisera une réflexion continue sur la manière dont la discipline de la psychologie peut nourrir une éthique de la réciprocité afin de renforcer la recherche et la pratique clinique auprès des collectivités autochtones au Canada.
Christopher Mushquash, B.Sc., M.A., Ph. D., D.H.C. FRSC, C.Psych. (Ontario), est Anishinawbe (Ojibwé) et membre de Pawgwasheeng (Première Nation de Pays Plat). Il a commencé sa carrière universitaire à l’Université Lakehead en septembre 2011. Il est professeur titulaire au département de psychologie et à l’École de médecine du nord de l’Ontario, psychologue clinicien chez Dilico Anishinabek Family Care, vice-président à la recherche au Centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay, scientifique en chef et directeur de l’exploitation de l’Institut de recherche régional en santé de Thunder Bay, ainsi que directeur du Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du Nord à l’Université Lakehead. Le Dr Mushquash a été nommé membre de la Société royale du Canada en novembre 2025. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en santé mentale et toxicomanie chez les Autochtones et il possède une expertise dans la pratique clinique en milieu rural et nordique ainsi que dans l’élaboration d’interventions adaptées à la culture pour traiter les problèmes de santé mentale et de toxicomanie chez les enfants, les adolescents et les adultes des Premières Nations. Le Dr Mushquash a auparavant occupé le poste de président du conseil consultatif de l’Institut de la santé des Autochtones des IRSC. Pendant la crise de la COVID-19, il a été nommé au sein du groupe consultatif scientifique ontarien de la lutte contre la COVID-19 et a coprésidé le groupe de travail sur la santé mentale. En décembre 2022, il a été nommé au Comité consultatif scientifique sur les urgences de santé publique de l’Ontario. Grâce à ces nominations et à bien d’autres, il milite aux niveaux national, provincial, régional et local en faveur de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances adaptés à la culture et au contexte des peuples des Premières Nations, ainsi que des communautés rurales et nordiques. Il compte à son actif 120 articles évalués par les pairs, six chapitres de livres évalués par les pairs et 62 autres rapports, articles, commentaires et publications non évaluées par les pairs. En 2023, le Dr Mushquash a reçu le prix Canada Gairdner Momentum et le prix Indspire en santé.
Enhancing optimal performance at work using self-determination theory: Antecedents, processes, consequences, and interventions related to the increase of high-quality of motivation at work
Dr Jacques Forest
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologie industrielle et organisationnelle
Contexte/justification : les organisations et les sociétés recherchent de plus en plus des stratégies fondées sur des données probantes pour favoriser le bien-être et la performance durable. Nos travaux répondent à cette question en examinant comment les pratiques favorisant l’autonomie, les environnements adaptés aux besoins et les technologies positives influencent le fonctionnement psychologique et physiologique dans les milieux professionnels, le sport, les soins de santé et les politiques publiques.
Méthodes : nous avons utilisé des essais contrôlés randomisés, des plans longitudinaux et observationnels, l’élaboration et la validation d’échelles, l’évaluation psychophysiologique et des approches mixtes.
Résultats : dans l’ensemble des études, le soutien à l’autonomie, la mise en valeur des points forts et la satisfaction des besoins ont systématiquement amélioré le bien-être, l’engagement, le comportement éthique, la créativité et le fonctionnement des équipes de travail, tandis que les contextes caractérisés par un contrôle excessif ou fortement axés sur les incitations prédisaient la déviance, la détresse et une baisse du rendement.
Conclusions : c’est la qualité de la motivation, et non la quantité, qui est le moteur de la réussite dans tous les domaines, tous les métiers et toutes les catégories de population.
Mesure à prendre/impact : nos conclusions ont servi de base à des interventions numériques, des programmes de leadership, des protocoles d’accompagnement professionnel, des indicateurs de fonctionnement sociétal, des outils de suivi de la santé mentale et des analyses pertinentes pour l’élaboration des politiques (p. ex., en matière de conformité fiscale), démontrant ainsi des voies évolutives et fondées sur des données probantes vers des systèmes plus sains et plus efficaces.
Jacques Forest est psychologue organisationnel agréé (lauréat du prix professionnel de 2024) et conseiller en ressources humaines agréé (CRHA – nommé Distinction Fellow en 2022). Il est professeur titulaire à l’ESG UQAM, la plus grande école de sciences de la gestion francophone du monde. Au cours des 18 dernières années, il a publié 73 articles scientifiques et 20 chapitres d’ouvrages, cités plus de 13 000 fois. Il a également participé à 304 interventions dans les médias et animé plus de 789 présentations et séances de formation en entreprise dans 12 pays différents. Il est coauteur du livre à succès « Libérer la motivation. Avec la théorie de l’autodétermination ».
If Contact Theory is a Question, then What is the Answer? Indirect Ethnography and the Search for Solutions
Dr Bob WhiteUniversité de Montréal
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologie internationale et interculturelle
Malgré le rôle important joué par l’anthropologie dans les premières recherches sur la communication interculturelle et la psychologie transculturelle, et malgré le fait que la grande majorité des connaissances produites par les anthropologues repose sur la dynamique des rencontres interculturelles, les anthropologues s’intéressent davantage à la complexité des communautés culturelles particulières qu’aux interactions entre les groupes. Cela explique peut-être pourquoi les anthropologues ignorent que le domaine de la psychologie interculturelle a développé une théorie générale de la communication interculturelle qui s’étend sur plus de 75 ans, s’appuyant sur les premiers travaux importants d’Allport sur les préjugés. Après une introduction générale sur la nature paradoxale de la relation entre l’anthropologie et le domaine de la communication interculturelle, j’examinerai comment les travaux en psychologie sur la théorie du contact peuvent apporter une contribution positive aux débats au sein de l’anthropologie et, plus largement, dans l’ensemble des sciences sociales et de la psychologie. Enfin, je présenterai une nouvelle méthodologie, appelée « ethnographie indirecte », que des anthropologues québécois ont mise au point pour faciliter la documentation des dynamiques interculturelles dans des contextes urbains en pleine diversification et pour élaborer des outils permettant de concevoir des stratégies d’intervention visant à influencer les politiques interculturelles au sein des administrations locales. Les répercussions de cette approche sur la recherche en sciences sociales appliquées dans le domaine des relations interculturelles sont examinées.
Bob W. White est professeur titulaire au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire de recherche en relations interculturelles (LABRRI). Depuis 2012, il dirige un partenariat de recherche multisectoriel sur les dynamiques d’inclusion dans l’espace urbain à Montréal. Il est coordonnateur du Réseau des municipalités en immigration et relations interculturelles du Québec (RÉMIRI) et membre du réseau de recherche inter-universitaire sur la migration G3 (Université de Montréal, Université de Genève, Université Libre de Bruxelles). Ses recherches actuelles sont consacrées à l’élaboration d’une théorie générale de la communication interculturelle.
Improving Access to Hope, Meaning & Connection Through Systems of Care
Dre Raazhan Rae-Seebach, Ending Well
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologues et retraite
À mesure que la population canadienne vieillit, il est essentiel d’investir dans des mesures de soutien en santé mentale pour favoriser la résilience et le bien-être chez les personnes âgées. Cette étape de la vie, bien qu’elle soit souvent source de transformation, peut également s’accompagner de facteurs de stress importants qui affaiblissent l’espoir, le sens de la vie et les liens sociaux. Les réseaux de soins intégrés, qui combinent soutien psychologique, récréatif et spirituel, jouent un rôle crucial dans l’amélioration de l’accès à ces éléments essentiels du bien-être. En s’attaquant aux obstacles et en coordonnant les soins, les équipes interdisciplinaires aident les personnes âgées à surmonter l’isolement social, à retrouver un sens à leur vie et à renforcer leurs liens avec la communauté. Les intervenants parleront de leur expérience auprès de clientèles âgées et expliqueront en quoi le fait de faciliter l’accès à l’espoir, au sens et aux liens sociaux améliore la santé mentale et la qualité de vie de la population vieillissante du Canada. Les participants découvriront comment le fait d’accepter le deuil et la perte comme faisant partie intégrante de la vie nous permet de vivre plus pleinement.
La Dre Raazhan Rae-Seebach est titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et est une accompagnante de fin de vie, qui utilise une approche psychothérapeutique intégrée faisant appel à la pleine conscience, la méditation et des pratiques spirituelles et existentielles visant à aider les clients à acquérir sagesse et compréhension face à la perte, au deuil, à la mort et au processus de fin de vie.
Dans le cadre de son travail au sein de l’organisme Ending Well, elle offre un accompagnement personnalisé aux enfants et aux adultes de tous âges qui approchent de la fin de leur vie, qui ont reçu un diagnostic de maladie en phase terminale, qui ont perdu un être cher ou qui souhaitent découvrir comment le fait de reconnaître et d’accepter la mort comme faisant partie intégrante de la vie nous aide à vivre pleinement celle qui nous est donnée.
La Dre Rae-Seebach accueille les personnes qui sont curieuses, qui ont des questions ou qui souhaitent parler de la perte d’un être cher, du deuil, de la mort et du processus de fin de vie, afin d’acquérir une vision, une compréhension et des connaissances sur la seule certitude qui existe dans la vie.
À travers le dialogue, avec humilité et compassion, la Dre Rae-Seebach s’appuie sur des approches intégrées — psychodynamiques, expressives/ludiques, existentielles et cognitives — adaptées à chaque client afin de faciliter un processus de découverte permettant d’apprendre à bien vivre et à bien finir sa vie.
Current practices in advanced assessment: Psychologist expertise as an essential part of complex care in hospital settings
Dre Stephanie L. Greenham, Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario. Coprésentateurs : Dr Vasilis Pallikaras, Dre Andrea S. Piotrowski, Dre Jane Heintz Grove
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologues en milieu hospitalier et en centres de santé
Le recrutement et la fidélisation des psychologues au sein du système public de santé constituent un défi de plus en plus grand, compte tenu de la demande croissante de services psychologiques accessibles au public partout au Canada et d’un cadre réglementaire en rapide évolution. Les psychologues travaillant dans les hôpitaux et les centres de santé dispensent des soins spécialisés, notamment des évaluations, des diagnostics et des traitements ciblés fondés sur des données probantes, à des patients de tous âges présentant des besoins médicaux, développementaux et en santé mentale aigus, chroniques et complexes (Hudd et coll., 2024). Ce champ d’activité exige une formation et un apprentissage à la fois très étendus et approfondis (Mothersill et coll., sous presse). Les intervenants invités mettront en lumière l’expertise essentielle à la pratique des psychologues dans ces milieux et illustreront le rôle crucial que jouent les psychologues dans les soins interprofessionnels en équipe, en insistant sur l’évaluation et le diagnostic. S’appuyant sur plusieurs décennies d’expérience au sein du système public de santé, les intervenants aborderont les subtilités de la formulation de cas et de la pratique éthique dans des contextes complexes et multidisciplinaires, illustrées par leurs domaines d’activité qui couvrent la santé mentale en milieu hospitalier, la psychologie de la santé et de la réadaptation, ainsi que les services pour les enfants souffrant de troubles neurodéveloppementaux.
La Dre Greenham possède plus de 26 ans d’expérience dans la prestation de services psychologiques en milieu hospitalier, notamment en matière d’évaluation, de formulation de cas, de diagnostic, de consultation, d’élaboration et d’évaluation de programmes, de recherche et de supervision d’étudiants qui suivent un parcours clinique et un parcours de recherche. Dans le cadre de son travail clinique, elle s’est occupée d’enfants et d’adolescents nécessitant des soins de santé mentale intensifs, tant en traitement de jour qu’en établissement de soins actifs. Elle est actuellement directrice de la pratique professionnelle en psychologie au CHEO, a été présidente de la Section des psychologues en milieu hospitalier et en centres de santé de la SCP et est membre d’office du comité de direction de la section.
Under Pressure and Out of Sync: The Toll of Atypical Work Schedules on Sleep, and Mental Health
Dre Annie Vallières, Université Laval
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologie du milieu militaire
Les horaires de travail atypiques désignent le travail effectué en dehors des heures normales de jour, avec ou sans rotation. Plus précisément, ils comprennent souvent de longs quarts de travail (plus de huit heures par quart), du travail les fins de semaine et de courtes périodes de repos entre les quarts (moins de 11 heures). Ces horaires de travail sont particulièrement courants dans des secteurs tels que les soins de santé, les services d’urgence et la défense, où un fonctionnement continu est essentiel pour garantir la santé et la sécurité publiques. Les répercussions sur la santé physique et mentale des travailleurs et travailleuses sont nombreuses, bien établies et largement attribuées aux décalages circadiens et sociaux. Malgré ces données, les stratégies visant à atténuer ces conséquences – en particulier celles qui affectent la santé mentale – n’en sont encore qu’aux premiers stades de la recherche. Dans ce contexte, la présentation exposera tout d’abord les caractéristiques atypiques des horaires de travail et leurs conséquences respectives sur la santé et le sommeil. On abordera ensuite les perturbations du sommeil susceptibles de contribuer à une augmentation de l’anxiété et de la dépression dans ce contexte. Au cours de la dernière décennie, un nombre croissant d’études ont été menées pour mettre au point et évaluer des interventions psychologiques visant à réduire les troubles du sommeil chez les travailleurs et travailleuses ayant des horaires atypiques, dans le but d’améliorer à la fois leur sommeil et leur santé mentale. Une attention particulière sera donc accordée à cette littérature scientifique. Enfin, la conférence se terminera par une discussion ouverte et une séance de questions-réponses sur le sujet.
La professeure Vallières est psychologue depuis 1998, membre du corps professoral de l’École de psychologie de l’Université Laval depuis 2006 et professeure titulaire depuis 2016. Elle dirige l’unité d’intervention sur les troubles du sommeil au sein du Service de consultation de l’École de psychologie de l’Université Laval. La professeure Vallières se spécialise dans le sommeil et les troubles du sommeil depuis près de 25 ans. Son programme de recherche porte sur le sommeil dans le contexte des horaires de travail atypiques et sur l’adaptation des traitements contre l’insomnie pour les travailleurs et travailleuses ayant des horaires atypiques. Elle est fréquemment invitée en tant que conférencière ou experte en psychologie clinique dans le domaine des horaires de travail atypiques. Elle a notamment occupé le poste de psychologue consultante à la clinique Somnos de Buenos Aires, en Argentine, en 2013 et 2014. De 2021 à 2025, elle a été invitée en tant qu’experte par l’ANSES (une agence française) pour contribuer à l’élaboration de recommandations visant à améliorer la santé des travailleurs et travailleuses ayant des horaires atypiques.
Expanding Scope of Practice for Psychologists to Include Prescribing Psychotropic Medications: The Process and Impact for Ontario
Dre Diana Velikonja, Ontario Psychological Association et Université McMaster.Coprésentatrice : Dre Beth N. Rom-Myer
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychopharmacologie
Contexte : L’élargissement du champ de pratique des psychologues afin d’y inclure le droit de prescrire des médicaments psychotropes (RxP) a débuté aux États-Unis et a généré une solide base de données probantes attestant de sa sécurité, de son efficacité clinique et de normes de formation rigoureuses. L’Ontario est désormais en passe de devenir la première province canadienne et la première administration hors des États-Unis à envisager une législation autorisant la prescription de médicaments par les psychologues. Dans un contexte où les soins de santé intègrent de plus en plus les approches psychologiques et pharmacologiques, une formation avancée en psychopharmacologie clinique améliore l’efficacité des traitements et contribue à des économies substantielles. Méthode : Cette présentation exposera les processus réglementaires liés à l’élargissement du champ de pratique en Ontario, notamment la manière dont il convient de traiter les actes délégués au niveau provincial et les mesures de protection nécessaires pour garantir une mise en œuvre sécuritaire. Résultats : Cette conférence mettra en lumière l’évolution des cadres réglementaires à l’échelle du Canada, les possibilités d’action concertée auprès des organismes fédéraux, ainsi que les exigences en matière de formation théorique et pratique qui favorisent une pratique de prescription sûre et efficace. Impact : Le droit pour les psychologues de prescrire des médicaments pourrait bien transformer la pratique de la psychologie au Canada. Cette initiative constitue une occasion unique de faire progresser les soins centrés sur le patient et de favoriser des améliorations durables au sein des systèmes de santé provinciaux.
La Dre Velikonja a suivi des études supérieures dans le cadre du programme de psychologie biologique de l’Université de Waterloo, où elle a suivi une formation clinique et mené des recherches auprès de populations pédiatriques et adultes. Elle a ensuite effectué son internat et sa formation postdoctorale aux hôpitaux Chedoke-McMaster. Elle a ensuite obtenu son permis d’exercice en tant que praticienne indépendante, se spécialisant en neuropsychologie, en psychologie de la réadaptation et en psychologie clinique tout au long de la vie. Elle travaille depuis 1997 comme clinicienne et chercheuse au sein du programme sur les lésions cérébrales acquises de Hamilton Health Sciences, où elle continue de collaborer avec des résidentes et résidents, ainsi qu’avec des étudiantes et étudiants en recherche. Elle publie régulièrement et intervient en tant qu’évaluatrice pour plusieurs revues scientifiques.
La Dre Velikonja fait également partie du corps professoral du Département de psychiatrie et de neurosciences du comportement à la DeGroote School of Medicine de l’Université McMaster et détient une nomination associée au Département de psychologie de cette même université.
La Dre Velikonja a occupé le poste de chef du service de psychologie à Hamilton Health Sciences entre 2004 et 2011. Elle est ancienne présidente de la Hospital Psychology Association of Ontario, membre du conseil d’administration de la Hamilton Brain Injury Association et présidente désignée de la Ontario Psychological Association. Elle siège également au comité consultatif de la Ontario Neurotrauma Foundation et participe activement à l’élaboration de lignes directrices pour la prise en charge des commotions cérébrales et pour les cliniques spécialisées dans ce domaine, ainsi qu’aux travaux portant sur les traumatismes cérébraux modérés à graves.
La Dre Velikonja a également suivi le programme de formation postdoctorale sanctionné par une maîtrise en psychopharmacologie clinique.
Leveraging Artificial Intelligence to Advance Psychological Methods
Dr Feng Ji, Université de Toronto
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Méthodes quantitatives
La psychologie scientifique s’appuie de plus en plus sur des modèles de mesure complexes, des structures de données volumineuses et des collaborations entre plusieurs sites; pourtant, de nombreux outils méthodologiques traditionnels se heurtent à des limites en matière d’évolutivité, de validité et d’accessibilité des données. Cette présentation met en relief la manière dont l’intelligence artificielle (IA) peut élargir de façon marquée la palette d’outils méthodologiques à la disposition du milieu de la recherche en psychologie. Je présente tout d’abord un algorithme antagoniste génératif profond destiné à l’analyse factorielle d’items à haute dimension, qui améliore la récupération des variables latentes dans des conditions de mesure difficiles. Je présente ensuite un cadre fédéré de théorie de la réponse à l’item qui permet aux chercheurs et chercheuses d’estimer des modèles psychométriques entre institutions sans partager de données individuelles, répondant ainsi aux préoccupations en matière de confidentialité qui sont au cœur de la recherche psychologique contemporaine. J’expose ensuite les nouvelles évaluations des grands modèles de langage destinés à la synthèse automatisée des données probantes et à la réalisation d’analyses de puissance statistique, en faisant ressortir à la fois leur potentiel et leurs limites méthodologiques actuelles. Enfin, j’examine des travaux récents comparant la modélisation par équations structurelles à l’estimation ciblée par maximum de vraisemblance, en montrant comment les stratégies d’estimation fondées sur l’IA peuvent clarifier les estimands causaux et renforcer l’inférence. Ensemble, ces projets montrent comment l’IA peut améliorer la précision, l’interprétabilité et la reproductibilité des méthodes psychologiques.
Le Dr Feng Ji est professeur adjoint en voie de titularisation au Département de psychologie appliquée et de développement humain de l’Université de Toronto et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en psychométrie et en IA responsable. Il a obtenu son doctorat en biostatistique à l’Université de Californie à Berkeley et possède une vaste expertise dans l’application, l’évaluation et le développement de méthodes quantitatives et d’apprentissage automatique pour la recherche en sciences du comportement, en sciences de l’éducation et en sciences sociales. Ses travaux évalués par les pairs ont été publiés dans des revues méthodologiques de premier plan, telles que Psychometrika, Psychological Methods, Journal of Educational and Behavioral Statistics et Multivariate Behavioral Research, ainsi que dans des revues de fond telles que Child Development et Applied Linguistics. Les travaux universitaires du Dr Fend Ji s’appuient sur une solide expérience professionnelle, puisqu’il a occupé les fonctions de scientifique des données de recherche chez Google et de psychométricien de recherche au sein de l’American College Testing (ACT). Il contribue également à ce domaine en tant que membre du comité de rédaction de plusieurs revues, notamment Psychological Review, Behavior Research Methods et Child Development.
Rural, Northern, and Remote: Possibilities and Considerations for Psychological Services
Shayla Richards, Continuum North Education and Health Ltd.Coprésentatrice : Charlene Bradford
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Psychologie des communautés rurales et nordiquesxology
La prestation de services psychologiques dans les communautés éloignées, rurales et nordiques présente des défis uniques qui diffèrent considérablement de ceux qui se posent en milieu urbain. Les ressources locales limitées, les longues distances à parcourir, les conditions météorologiques difficiles et imprévisibles, ainsi que les infrastructures technologiques peu fiables exigent des psychologues une flexibilité exceptionnelle dans la manière dont ils fournissent leurs soins. Il est essentiel de garantir une prestation de services rentable tout en maintenant des normes élevées en matière de sécurité culturelle et d’humilité, en particulier compte tenu des liens profonds que de nombreux résidents entretiennent avec leur territoire, leur communauté et leurs traditions culturelles. Une pratique efficace repose sur la compréhension des besoins, des forces et des soutiens propres à chaque communauté, ainsi que sur l’établissement de relations solides qui favorisent la confiance. Face à ces facteurs contextuels, les psychologues et autres professionnels adoptent souvent des méthodes innovantes de prestation de services, allant d’approches combinant présentiel et virtuel à des programmes menés par la communauté et des interventions axées sur le territoire. Cette présentation explore ces complexités et met en lumière le point de vue des résidents sur divers modèles de services psychologiques. Leurs perspectives illustrent à la fois les possibilités et les limites des programmes actuels, offrant ainsi des indications précieuses pour la conception de services adaptés à la réalité culturelle, accessibles et viables dans les régions nordiques et éloignées.
Shayla Richards est Métisse, originaire du district 15 de la Nation métisse de l’Alberta, et vit aujourd’hui à Yellowknife. Elle est psychologue scolaire agréée dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Titulaire d’une maîtrise en éducation avec spécialisation en psychologie scolaire et en psychologie de l’enfance appliquée de l’Université de Calgary, elle a occupé divers postes dans les domaines de la recherche, de l’intervention auprès des familles, de l’administration publique et du milieu scolaire. Elle a également donné des cours de maîtrise en psychologie scolaire à l’Université de Calgary et supervisé des étudiantes et étudiants en stage. En 2021, elle a cofondé un cabinet privé interdisciplinaire appelé Continuum North, qui se consacre à l’accompagnement des communautés des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. Continuum North donne la priorité aux communautés et aux populations dont les besoins ne sont pas satisfaits et cherche à établir des partenariats avec les gouvernements autochtones. Shayla Richards et son équipe proposent une offre équilibrée de services en présentiel et en ligne aux communautés éloignées, ce qui nécessite de nombreux déplacements et une bonne dose de créativité. Les domaines d’intervention de Shayla Richards comprennent l’évaluation et la consultation. Elle est déterminée à faire progresser et faire évoluer la profession de psychologue afin qu’elle soit réellement à l’écoute des besoins des personnes qu’elle accompagne. Elle est actuellement présidente de l’Association of Psychologists of the Northwest Territories.
Mindfulness-based therapy for women’s sexual health concerns: Reflections on two decades of research and clinical practice
Dre Lori Brotto, Université de la Colombie-Britannique
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Section : Femmes et psychologie (SWAP)
Au cours des deux dernières décennies, la pleine conscience s’est imposée comme un traitement prometteur pour les dysfonctions sexuelles féminines et les douleurs vulvo-vaginales, des affections pour lesquelles il existait jusqu’à présent peu d’interventions efficaces fondées sur des données probantes. Cette présentation offre une synthèse des résultats de plus de vingt ans de recherche menée au sein du UBC Sexual Health Research Lab, ainsi que des principales méta-analyses sur la pleine conscience et la sexualité, avec un accent sur les femmes. S’appuyant sur des essais contrôlés randomisés et des études à méthodes mixtes menées auprès de diverses populations de femmes ayant des problèmes de santé sexuelle, cette conférence présente des données probantes solides qui montrent que les interventions fondées sur la pleine conscience améliorent de manière significative le désir sexuel, l’excitation, la satisfaction et le bien-être sexuel global. Les femmes qui présentent des douleurs génito-pelviennes obtiennent des résultats positifs à la pratique de la pleine conscience : diminution de l’intensité de la douleur et de la tendance à la catastrophisation, ainsi que réduction des comportements d’évitement et amélioration de la conscience corporelle et de la régulation émotionnelle. Les méta-analyses viennent étayer ces conclusions, démontrant des effets solides et durables chez diverses populations. Je vous ferai également part de réflexions issues de mon expérience clinique dans l’application de cette méthode, et présenterai dix caractéristiques qui font de la pleine conscience un outil particulièrement adapté pour traiter les problèmes de santé sexuelle des femmes. Dans l’ensemble, ces données issues de la recherche scientifique et de la pratique montrent que la pleine conscience est une option de traitement réalisable, accessible et efficace pour traiter les dysfonctionnements sexuels et les douleurs vulvo-vaginales.
La Dre Lori Brotto est une figure de renom dans le domaine de la santé sexuelle des femmes. Professeure au Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), elle est également titulaire d’une chaire de recherche du Canada et se consacre à la mise au point de traitements sûrs et accessibles pour les problèmes sexuels courants chez les femmes. Animée par un engagement envers l’équité, elle prône l’utilisation des technologies de santé numériques pour élargir l’accès à ces traitements. La Dre Brotto est également directrice générale du Women’s Health Research Institute, dont la mission est de faire progresser la recherche en santé des femmes. Sous sa direction, l’Institut accompagne près de 600 membres partout en Colombie-Britannique dans leurs travaux visant à approfondir les connaissances sur la santé des femmes. Reconnue pour son expertise, la Dre Brotto intervient régulièrement dans les médias, à la radio et dans des documentaires de renom, notamment Les Principes du plaisir sur Netflix et The Big Sex Talk sur la chaîne CBC Gem. Elle est l’autrice de deux ouvrages consacrés à la pleine conscience : Better Sex Through Mindfulness (2018) et The Better Sex Through Mindfulness Workbook (2022), dont l’un figure dans le classement des huit meilleurs livres sur la santé sexuelle du New York Times (2024). La Dre Brotto croit au pouvoir des récits personnels et des expériences vécues pour façonner la science. En tant que psychologue agréée en Colombie-Britannique, elle travaille avec des personnes qui cherchent à améliorer leur bien-être sexuel.
The Trauma Cue Reactivity Paradigm: A Tool for Studying Cognitive-Affective Mechanisms Contributing to PTSD-Cannabis Use Disorder Co-occurrence
Dre Sherry H. Stewart, Université Dalhousie
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Étudiants en psychologie
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les troubles liés à la consommation de substances psychoactives coexistent à des taux largement supérieurs à ce que le hasard expliquerait. Bien que le cannabis soit couramment prescrit et utilisé pour alléger les symptômes du TSPT, nous savons également que le TSPT et le trouble lié à la consommation de cannabis sont fréquemment comorbides. Pour commencer, la Dre Stewart passera en revue les théories de l’apprentissage proposées pour expliquer cette comorbidité, dont le désir compulsif de consommer une substance psychoactive, lequel est généralement conditionné par des signaux traumatiques. Par la suite, elle présentera ses recherches s’appuyant sur diverses formes du paradigme de réactivité aux signaux traumatiques afin de cerner les mécanismes cognitifs, affectifs et neuronaux contribuant à cette comorbidité. Elle exposera également les recherches menées par ses étudiantes et étudiants de premier cycle avec mention, ses étudiantes et étudiants des cycles supérieurs et ses stagiaires postdoctoraux. Puis, elle abordera les enjeux éthiques de l’utilisation du paradigme de réactivité aux signaux traumatiques et passera en revue certains témoignages convaincants de personnes directement concernées qui démontrent que ce paradigme peut être utilisé de manière éthique dans le cadre de la recherche. Enfin, elle exposera la portée théorique et clinique de ces travaux, qui ont récemment donné lieu à une série d’études de cas visant à évaluer la thérapie d’exposition écrite (written exposure therapy [WET]) en tant qu’intervention transdiagnostique. La Dre Stewart et ses collègues ont en effet montré que cette thérapie peut diminuer les symptômes du TSPT et alléger la détresse provoquée par des signaux traumatiques et l’envie de cannabis. La présentation se conclura par une discussion sur les futures orientations de ce nouvel axe de recherche.
Titulaire de la Chaire de recherche canadienne de niveau 1 en toxicomanie et santé mentale, la Dre Sherry H. Stewart enseigne la psychiatrie, la psychologie et les neurosciences à l’Université Dalhousie. Membre de la Société royale du Canada et de l’Académie canadienne des sciences de la santé, elle est reconnue pour ses travaux de recherche sur les facteurs psychologiques contribuant à l’abus de substances psychoactives, au jeu compulsif et à la comorbidité entre troubles émotionnels et addictifs. En plus de coordonner les programmes de maîtrise et de doctorat en recherche en psychiatrie, elle a occupé à deux reprises le poste de directrice de la formation clinique pour le programme de doctorat en psychologie clinique de l’Université Dalhousie. Elle dirige également le pôle de l’Atlantique de l’Initiative canadienne de recherche sur les impacts des substances psychoactives (ICRIS), un consortium national de recherche sur les interventions en matière de dépendance financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). La Dre Stewart a reçu le soutien financier de divers organismes de recherche, notamment le Conseil de recherches en sciences humaines, les IRSC et la Fondation canadienne pour l’innovation. Fellow de la Société canadienne de psychologie (SCP), elle s’est vu décerner en 2023 le Prix Donald O. Hebb pour contributions remarquables à la psychologie en tant que science. Mentore inspirante pour les personnes étudiantes et les stagiaires du premier cycle au postdoctorat, elle a remporté trois prix pour son travail d’accompagnement, dont celui de l’Association canadienne pour les études supérieures.
GRASP: Using Generative AI to Efficiently Provide Spaced, Elaborative, Interleaving Formative Assessments
Dr Simon Lolliot, Université de la Colombie-Britannique
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Enseignement de la psychologie
Nous savons beaucoup de choses sur les pratiques exemplaires en matière de mémorisation et d’apprentissage, notamment la pratique de récupération, l’apprentissage espacé et l’entrelacement. Cependant, même si l’efficacité de ces pratiques a été démontrée, des obstacles en limitent l’adoption à grande échelle par les étudiantes et étudiants et le corps professoral. Par ailleurs, l’intelligence artificielle générative (IAG) vient bouleverser les pratiques éducatives. Cette conférence vise à présenter une nouvelle ressource éducative libre, l’outil Generative Retrieval and Spaced Practice (GRASP), qui utilise l’IAG pour générer des évaluations formatives de haute qualité, alignées à la fois sur les objectifs d’apprentissage et le contenu des cours. L’outil permet d’intégrer dans chaque évaluation des principes issus de la psychologie cognitive et étayés par la recherche, tout en réduisant les obstacles habituellement associés à son adoption par le corps professoral et à son utilisation par les étudiantes et étudiants. Adaptable, il est conçu pour proposer davantage de questions en lien avec les contenus moins bien maîtrisés ainsi que des questions plus complexes lorsque les réponses fournies sont justes, selon la taxonomie de Bloom.
Au cours de cette présentation seront exposés les résultats d’une enquête menée auprès du corps professoral concernant les obstacles à l’utilisation des évaluations formatives et ses premières expériences avec l’outil GRASP. Sur la base d’une méthodologie de recherche-action combinant différentes approches, on rendra compte des expériences des étudiantes et étudiants avec l’outil GRASP en classe. La présentation se terminera par un examen des retombées de l’outil, des enjeux éthiques qui y sont associés et de la manière dont cet outil peut soutenir l’enseignement.
Le Dr Simon Lolliot est professeur agrégé d’enseignement au Département de psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique. Il étudie, conçoit et promeut des ressources éducatives libres (REL) intégrant des pratiques pédagogiques fondées sur des données probantes afin de renforcer la motivation des personnes étudiantes et de soutenir l’apprentissage à long terme. Il a coorganisé deux colloques internationaux sur l’outil H5P, qui visaient à accompagner le corps professoral et les concepteurs pédagogiques dans la création d’activités fondées sur cet outil et ancrées dans les principes des sciences cognitives de la mémoire et de l’apprentissage. Reconnu à l’international pour son expertise sur l’outil H5P et les REL, le Dr Lolliot a donné de nombreuses conférences et animé plusieurs ateliers visant à accompagner le corps professoral dans la conception de ressources d’apprentissage interactives. Son apport a été récompensé à l’échelle locale par le programme UBC OER Champions (2019-2025), à l’échelle nationale par le BCcampus Award for Excellence in Open Education, et à l’international par le prix H5P récompensant une utilisation remarquable du multimédia.
Working with Adults with a Complex Trauma History: An Introduction to the APA Professional Practice Guidelines
Dr Paul Frewen, Université Western
Discours du conférencier vedette de la section
5 juin 2026
Stress traumatique
Cette présentation donnera un aperçu du bien-fondé et de l’application des sept lignes directrices de pratique professionnelle pour l’accompagnement des adultes ayant vécu un traumatisme complexe (TC) (lesquelles forment l’acronyme HISTORY en anglais). Premièrement, les psychologues s’appuient sur des principes et des valeurs humanistes lors des interactions avec les personnes ayant vécu un TC. Deuxièmement, ils cherchent des solutions intégratives aux problèmes psychologiques et psychosociaux complexes souvent rencontrés par ces personnes. Troisièmement, ils veillent à organiser la thérapie et le soutien en fonction du degré de préparation et des préférences de chaque personne. Quatrièmement, ils s’efforcent de comprendre les effets psychologiques que les TC peuvent avoir tout au long de la vie d’une personne. Cinquièmement, ils visent des résultats positifs pour l’ensemble des problèmes psychologiques présents. Sixièmement, ils reconnaissent l’importance centrale de la relation thérapeutique dans l’accompagnement des personnes ayant vécu un TC. Enfin, septièmement, ils aspirent à soutenir ces personnes dans leur démarche visant à comprendre pourquoi le traumatisme est survenu.
Paul Frewen est professeur agrégé de psychologie, de psychiatrie et de neurosciences à l’Université Western, au Canada. Ancien président de la Section du stress traumatique de la Société canadienne de psychologie (SCP) et président sortant du comité de pratique de la Division 56 (Psychologie du traumatisme) de l’American Psychological Association (APA), il a reçu des prix soulignant l’excellence de ses contributions en début de carrière de la part de ces deux entités. En 2024, il a corédigé, avec la Dre Courtois, l’élaboration des lignes directrices de pratique professionnelle de l’APA sur l’intervention auprès d’adultes ayant des antécédents de traumatismes complexes. Le Dr Frewen a également contribué à l’élaboration des lignes directrices de pratique professionnelle de l’APA portant sur l’évaluation du stress traumatique, en plus d’avoir coécrit avec la Dre Lanius l’ouvrage intitulé Healing the Traumatized Self en 2015. Auteur de 150 articles publiés dans des revues évaluées par les pairs sur la psychologie du traumatisme et des sujets connexes, il exerce également comme psychologue spécialisé en traumatologie à London, en Ontario.